Comment reconnaître le prunier myrobolan ?
Il se reconnaît à ses feuilles crénelées, ses fleurs à cinq pétales et ses fruits.
Ses feuilles crénelées (bordées de petites dents arrondies) mesurent 2 à 6 cm de long : leur dessous est vert pâle et leur dessus vert foncé, mais elles sont pourpre foncé chez la forme Pissardii ; elles peuvent être ovales, plus larges vers leur extrémité ou, plus rarement, allongées en forme de lance. Les fleurs, généralement solitaires, mesurent environ 2 cm de diamètre et sont blanches, ou roses chez les variétés à feuilles pourpre. Le fruit est une drupe (un fruit à noyau) de 2 à 3 cm de diamètre, qui rappelle la mirabelle.
Où pousse le prunier myrobolan ?
Il pousse en Europe, en Asie, en Australie et aux Amériques.
Son aire d’origine se situe dans le Sud-Est de l’Europe et le Sud-Ouest de l’Asie. Introduit ailleurs, il s’est naturalisé (il pousse sans avoir été planté) en Europe occidentale, dans les îles britanniques, en Australie et aux Amériques ; en France continentale, ses populations naturalisées sont dispersées entre 0 et 800 m. Il s’adapte à plusieurs types de sols, y compris aux terrains calcaires (qui contiennent du calcaire).
À quoi sert le prunier myrobolan ?
Il sert surtout à décorer, mais aussi de support pour greffer des variétés au verger.
L’espèce et ses variétés sont surtout cultivées comme arbres d’ornement (des arbres plantés pour décorer). Au verger, il sert de porte-greffe (la partie qui porte la variété greffée), résistant au froid et à forte croissance, couramment employé pour former des arbres de haute-tige (dont les premières branches sont hautes). Il favorise une mise à fruit (production de fruits) environ cinq ans après le greffage (l’assemblage d’une variété avec son support).
Qui a décrit cette espèce en premier ?
Jakob Friedrich Ehrhart a été le premier à décrire cette espèce.
Cette première description date de 1784 et donne à l’espèce le nom Prunus cerasifera.
Que signifie le nom myrobolan ?
Le nom myrobolan signifie littéralement « gland parfumé ».
Il vient du mot grec ancien myrobalanos.
