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Pulvérisateur : fonctionnement, usages et règles à connaître

Le pulvérisateur transforme un liquide en gouttelettes pour traiter les cultures ou leur apporter un engrais liquide. En France, son utilisation est encadrée : au bord d’un champ, l’appareil doit avoir passé un contrôle périodique, obligatoire depuis 2009 et valable 3 ans depuis 2021.

EnginsMis à jour le 9 octobre 2026
Pulvérisateur, figurine de la ferme

12 à 42 m

largeur habituelle des rampes d’un pulvérisateur traîné

800 à plus de 10 000 l

capacité de la cuve, du pulvérisateur traîné courant aux grands automoteurs

3 ans

durée de validité du contrôle périodique depuis le 1er janvier 2021, avec un premier contrôle à réaliser au bout de 5 ans pour un appareil neuf

À quoi sert un pulvérisateur

Le pulvérisateur sert surtout aux traitements phytosanitaires et permet aussi d’appliquer des engrais liquides. La rampe prend une forme adaptée à la culture : pour les céréales et les cultures basses, elle est horizontale. Les pulvérisateurs à jet porté entraînent les gouttelettes dans un courant d’air et sont très utilisés pour traiter les arbres fruitiers et la vigne.

Comment fonctionne le pulvérisateur

Dans un pulvérisateur à rampes, le liquide est projeté sous pression par des orifices calibrés appelés buses. Le débit dépend de la section de sortie des buses et de la racine carrée de la pression. Des dispositifs de régulation ajustent le volume épandu par hectare selon le régime du moteur ou la vitesse d’avancement du tracteur. Les clapets antigouttes empêchent le liquide de continuer à couler par les buses une fois l’alimentation coupée.

Plusieurs façons de former les gouttes

Dans un pulvérisateur pneumatique, un courant d’air d’environ 120 m/s frappe le filet de liquide et le transforme en fines gouttelettes. À la sortie des buses pneumatiques, les gouttes peuvent dépasser 300 km/h. Dans un pulvérisateur centrifuge, le liquide arrive sur un disque, un cône ou un cylindre tournant entre 1 000 et 12 000 tours par minute.

Ce que prévoit la réglementation

Le ministère de l’Agriculture suit l’approbation européenne des substances et fixe les risques acceptables pour l’environnement et la santé humaine. Les pulvérisateurs à dos ne sont pas soumis au contrôle périodique obligatoire. En l’absence de contrôle valide, l’amende peut atteindre 1 500 €, selon la peine prévue pour une contravention de 5e classe. Le Certiphyto est un certificat individuel obligatoire pour tous les professionnels dont l’activité concerne les produits phytopharmaceutiques.

Quiz : pulvérisateur

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Depuis quelle date le contrôle périodique des pulvérisateurs est-il obligatoire en France ?
  2. 2.Quel nom porte le liquide obtenu avec de l’eau et un produit formulé ?
  3. 3.Quel organisme délivre en France les autorisations de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques ?

Sources

Les principales sources de cette page :