
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Arvicola amphibius
- Groupe
- Rongeurs
- Famille
- Cricétidés
- Poids
- Généralement entre 100 et 300 g
- Taille
- 15 à 25 cm, dont 6 à 7 cm de queue
Une silhouette ronde et des traces dans le sol
Son corps présente une silhouette compacte et arrondie. Vous pouvez observer ses oreilles fines, son museau arrondi et sa queue relativement courte. Son pelage est brun roux ou clair, avec un dessus foncé et un dessous gris-beige d’intensité variable. Le Campagnol terrestre possède 4 doigts et 5 orteils. Il forme des monticules de surface évoquant des taupinières en creusant des galeries avec ses griffes et, si nécessaire, ses incisives, puis en repoussant la terre derrière lui avec les pattes et la tête.
Des prairies aux jardins et aux vergers
En France, il est surtout présent dans l’est et le nord, notamment dans les Alpes, le Jura et le Massif central, jusqu’à 2 000 m d’altitude. On trouve le Campagnol terrestre sous terre dans les prairies, mais aussi dans les jardins ou les vergers lorsqu’il y trouve une nourriture facilement accessible et appétissante, notamment des fruits. Au début de son installation, il occupe les galeries déjà creusées par les taupes. Ses galeries comportent un niveau superficiel à moins de 20 cm de profondeur et un autre plus court qui peut descendre de 40 cm jusqu’à 1 m et contient les nids favorables au passage de la mauvaise saison et à la reproduction.
Des racines au menu, des cultures fragilisées
Son alimentation végétarienne repose principalement sur les racines, les bulbes et les tubercules, et il peut ronger les grosses racines des arbres jusqu’à leur donner une forme de poignard. Ses repas peuvent occasionner des dégâts dans certaines cultures et dans les vergers. Les arbres touchés dépérissent progressivement, au point que les dégâts deviennent souvent visibles trop tard pour les sauver. Protégez les plantations de jeunes arbres à l’aide d’un grillage.
Une reproduction qui peut être rapide
La femelle porte ses petits pendant trois semaines. La reproduction produit plusieurs portées comprenant chacune deux à huit petits. Une femelle peut avoir jusqu’à six portées par an, ce qui peut entraîner de fortes pullulations en l’absence de prédateurs. Les jeunes deviennent autonomes vers quatre semaines et peuvent se reproduire vers deux mois.
Des populations liées au paysage et aux prédateurs
Le loup, le lynx, la belette, l’hermine, le putois, le renard et les rapaces figurent parmi ses prédateurs naturels. Le recul des prédateurs et les transformations du paysage liées aux pratiques agricoles favorisent ses pullulations dans certaines régions. La préservation de son environnement contribue à protéger l’espèce. Entretenez ou recréez un bocage de petites haies autour des parcelles pour favoriser l’équilibre entre prédateurs et proies.