Comment reconnaître le psylle du poirier ?
Le psylle du poirier se reconnaît à sa couleur variable, ses bandes blanchâtres et ses ailes transparentes.
L’adulte va du rouge orangé au noir, avec des bandes blanchâtres longitudinales (dans le sens de la longueur) sur le dessus du thorax (partie centrale du corps). Ses ailes portent des nervures (lignes visibles) sombres et parfois une zone d’aspect enfumé près de leur base. Les nymphes (jeunes formes) sont jaunâtres avec des yeux rouge violacé ; les plus âgées deviennent brun violacé ou brun rougeâtre, avec des bandes blanches longitudinales et des taches noires.
Que mange un psylle du poirier ?
Le psylle du poirier se nourrit de sève, qu’il aspire avec sa bouche.
Les nymphes et les adultes enfoncent leurs pièces buccales (parties de la bouche) dans le phloème (tissu où circule la sève) pour l’aspirer. Ils rejettent le liquide excédentaire sous forme de miellat (liquide rejeté par l’insecte), qui recouvre les feuilles. Ce miellat obstrue les stomates (petites ouvertures des feuilles) et favorise la fumagine (dépôt noir causé par des champignons).
Où vit un psylle du poirier ?
Il vit surtout sur le poirier, parfois sur le pommier et le cognassier.
Vous pouvez le trouver en Europe, y compris en Scandinavie, ainsi qu’en Asie.
Combien de mues les nymphes font-elles ?
Les nymphes font cinq mues au cours de leur développement.
Une mue (changement de peau) correspond au renouvellement de l’enveloppe extérieure de l’insecte.
Quels dégâts le psylle peut-il causer au poirier ?
Il peut abîmer les feuilles et les fruits, ralentir l’arbre et réduire les récoltes.
Les prélèvements de sève peuvent faire jaunir et déformer les feuilles, mais aussi provoquer la chute des boutons floraux (fleurs encore fermées) et des jeunes fruits. Les fruits peuvent rester plus petits et la croissance de l’arbre être réduite. Lorsque les psylles sont très nombreux, les toxines (substances nocives) de leur salive peuvent faire tomber les feuilles ou les fruits, avec des conséquences possibles sur la récolte de l’année suivante.
