
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Cacopsylla pyri
- Groupe
- Insectes hémiptères
- Sous-famille
- Psyllinae
- Taille
- Adulte : entre 2 et 3 mm
Reconnaître les adultes et les jeunes
La couleur de l’adulte varie du rouge orangé au noir, avec des bandes blanchâtres longitudinales sur le dessus du thorax. Ses ailes transparentes portent des nervures sombres et présentent parfois une zone d’aspect enfumé près de leur base. Les jeunes nymphes sont jaunâtres et ont des yeux rouge violacé. Les nymphes plus âgées sont brun violacé ou brun rougeâtre, avec des bandes blanches longitudinales et des taches noires.
De l’hivernage aux pontes
À la sortie de la diapause, la femelle commence à pondre autour de la base des bourgeons qui gonflent. Plus tard dans l’été, vous trouvez les œufs pondus près de la nervure centrale des feuilles, sur les pétioles et sur les boutons floraux. Les nymphes effectuent cinq mues au cours de leur développement.
La sève prélevée et les dégâts au poirier
Nymphes et adultes enfoncent leurs pièces buccales dans le phloème pour aspirer la sève et rejettent le liquide excédentaire sous forme de miellat. Les prélèvements de sève peuvent faire jaunir et déformer les feuilles, ainsi que provoquer la chute des boutons floraux et des jeunes fruits. Le miellat recouvre les feuilles, obstrue leurs stomates et favorise le développement de la fumagine. Les fruits peuvent rester plus petits et la croissance de l’arbre être réduite. Le miellat peut altérer la couleur des fruits et entraîner leur déclassement. Lors de fortes infestations, les toxines de la salive peuvent provoquer une chute des feuilles ou des fruits, avec des conséquences possibles sur la récolte de l’année suivante.
Des prédateurs et des parasitoïdes
Dans un verger sans traitement en Turquie, une étude a recensé 32 espèces d’insectes prédateurs et trois espèces de parasitoïdes associées à ce psylle. Parmi les prédateurs recensés dans ce verger turc figuraient les punaises Anthocoris nemoralis et Deraeocoris, la chrysope Chrysoperla carnea et plusieurs coccinelles. Dans cette étude menée en Turquie, la guêpe Trechnites psyllae était le principal parasitoïde. L’araignée Philodromus cespitum se nourrit de ce psylle dans les vergers européens.