
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Diaspidiotus perniciosus
- Groupe
- Insectes hémiptères, cochenilles
- Famille
- Diaspididae
La reconnaître
La femelle adulte a un corps jaune, sans ailes, protégé par un disque arrondi gris foncé de 2 mm de diamètre. Le mâle adulte est orange et porte une paire d’ailes. La larve jaune possède trois paires de pattes courtes qui lui permettent de se déplacer avant sa fixation sur une plante. Au stade nymphal, le mâle présente une silhouette plus allongée que celle de la femelle.
Ses milieux et ses plantes hôtes
L’espèce s’est répandue sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. Elle colonise environ deux cents espèces de plantes, principalement des arbres et des arbustes à feuilles caduques. Vous pouvez la rechercher sur les troncs, les branches, les rameaux, les feuilles et les fruits. Vous trouverez une prédominance de femelles sur les pétioles et les fruits, et de mâles sur les feuilles.
Ce qu’elle mange et les dégâts causés
Elle peut se nourrir sur plus de 47 familles de plantes, notamment sur le pommier, le poirier commun, le prunier, le pêcher, le cerisier, le groseillier et le cassissier. Lorsqu’elle pique une plante pour se nourrir, elle y injecte une substance toxique. Cette substance entraîne la chute de feuilles, altère l’aspect des fruits et provoque le dépérissement de la plante.
La reproduction et le développement
La femelle donne naissance à des larves vivantes pendant deux mois, au rythme de deux ou trois par jour. La fécondité d’une femelle peut atteindre de 50 à 400 larves. Par mauvais temps, les jeunes larves se regroupent sous le bouclier de leur mère. Les larves gagnent d’autres parties de la plante et commencent à s’y nourrir. Après environ dix jours, elles muent et commencent à perdre leurs yeux, leurs pattes et leurs antennes. La femelle adulte apparaît à la mue suivante, et son bouclier se développe en incorporant les anciennes enveloppes larvaires.
Un cycle qui dépend du climat
Dès les premiers froids, les larves au premier stade entrent en diapause, une pause de leur développement. Les autres stades disparaissent pendant l’hiver, à l’exception parfois des femelles gravides. Plusieurs générations peuvent se succéder dans l’année sous les climats chauds, contre une seule dans les régions plus fraîches.