Comment reconnaître le trèfle incarnat ?
Il a une tige poilue, des feuilles en trois parties et des fleurs allongées.
Chaque feuille porte trois folioles (petites parties de la feuille), arrondies à ovales et finement dentées au sommet. Les feuilles alternent sur la tige : chacune possède un long pétiole (queue de la feuille), avec des stipules (petites pièces à sa base) rougeâtres. La tige dressée et assez robuste porte des poils couchés contre sa surface, tandis que les fleurs se regroupent en têtes isolées, plus ou moins en forme de cône.
Où pousse le trèfle incarnat ?
Il pousse en Europe tempérée, dans les champs, les friches et au bord des routes.
Il s’est largement naturalisé (installé durablement hors des cultures) et se rencontre aussi au bord des chemins. Il préfère les sols siliceux (contenant de la silice, une matière minérale) et peut pousser sur des sols pauvres. Les terres mêlant argile et silice lui conviennent lorsqu’elles sont saines et que leur pH (mesure de l’acidité) est proche de la neutralité, donc ni acide ni basique.
À quoi sert le trèfle incarnat ?
Il enrichit le sol en azote, aide à le décompacter et sert à nourrir des animaux.
Il capte l’azote de l’air grâce à une association avec des bactéries du genre Rhizobium et sert de culture intermédiaire (cultivée entre deux cultures). Il contribue à décompacter le sol (le rendre moins tassé) à moyenne profondeur. Dans l’ouest et le sud-ouest de la France, il était particulièrement apprécié pour nourrir les bovins (vaches et bœufs), les ovins (moutons) et les équins (chevaux et ânes).
Les abeilles peuvent-elles y récolter du nectar ?
Oui, les abeilles peuvent y récolter du nectar.
On qualifie donc le trèfle incarnat de plante mellifère (qui fournit du nectar aux abeilles).
