
200 tr/min
vitesse de rotation approximative des rotors d’une faneuse rotative, qui tournent deux à deux en sens inverse
4 à 10 toupies
nombre de rotors selon la largeur de la faneuse, de 5,50 m à 12 m de travail
15 à 20 %
part de la matière sèche récoltable qui peut se perdre en tiges et en feuilles au fil des manipulations
À quoi sert la faneuse
Dans le champ, la faneuse soulève et étale le fourrage afin d’accélérer son séchage naturel. Selon la météo et le rendement, il faut de 2 à 8 jours au champ pour obtenir du foin. Le foin se conserve sans chauffer à partir de 82 à 85 % de matière sèche, selon les références. Même avec une belle météo, obtenir du foin en moins de 24 heures au champ est quasiment impossible.
Comment elle fonctionne
Chaque rotor tourne autour d’un axe vertical et porte des bras équipés de fourches flexibles presque verticales. Plus une toupie est petite, plus ses dents passent à hauteur régulière du sol et retournent efficacement l’herbe. Au premier passage, mieux vaut rouler à cheval sur un andain ou juste entre deux pour éviter d’écraser l’herbe. Un dispositif de bordure incline le châssis vers l’intérieur du champ afin de ne pas projeter d’herbe vers les clôtures ou les haies.
Du pré au foin
Après une faucheuse qui laisse un andain étroit, le fanage réalisé sitôt après la fauche étale l’herbe au soleil. Les feuilles de légumineuses sèchent 1,5 à 2 fois plus vite que les tiges et deviennent cassantes. Le matin convient mieux au fanage, quand le fourrage a repris l’humidité de la nuit. Dans les régions aux nuits humides, une faneuse à régime réduit regroupe l’herbe en fin de journée pour limiter la reprise d’humidité.
Un peu d’histoire
Autrefois, l’herbe était aérée à la main, avec une fourche et un râteau. En Suisse, la faneuse figure parmi les machines de fenaison venues des États-Unis, avec le râteau à cheval. La pirouette, autre nom de la faneuse rotative, arrive en Suisse après 1960.