
Carte d’identité
- Type
- Acarien parasite externe des végétaux
- Agent
- Famille des Tetranychidae
- Plantes touchées
- Plusieurs centaines d’espèces végétales
Une vie sous les feuilles
Pour se nourrir, ils percent les cellules végétales et prélèvent leur contenu dans le parenchyme, un tissu de la plante. Sous les feuilles matures, ils s’abritent dans des toiles fines qu’ils tissent. Les tétranyques se regroupent en colonies. Leur alimentation aux dépens des végétaux et leur fécondité peuvent entraîner des dégâts importants. Dans certaines de vos productions agricoles ou forestières, l’impact économique des tétranyques peut conduire à des mesures de régulation.
Des œufs aux adultes
La femelle pond par dizaines de petits œufs sphériques, transparents au départ. Le développement passe par l’œuf, la larve, des stades nymphaux et l’adulte. Dans le mode de reproduction décrit comme arrhénotoque, les œufs fécondés donnent des femelles. Les œufs non fécondés donnent alors des mâles. Quelques espèces font exception avec une parthénogenèse thélytoque, un mode de reproduction où seules des femelles sont présentes.
Des noms qui peuvent prêter à confusion
Le nom collectif de ces acariens est « tétranyques ». L’orthographe « tétraniques » existe également, mais elle est rare. L’appellation « araignées rouges » désigne parfois ces animaux, même s’ils ne sont pas des araignées. Le mot « tétranyque » vient du nom de genre Tetranychus, dont les racines grecques signifient « à quatre griffes ». La base de données internationale consacrée à cette famille recensait 1 272 espèces reconnues en 2011.
Des toiles face aux prédateurs
Chez de nombreuses espèces, les toiles de soie contribuent à protéger la colonie contre les prédateurs. Des acariens prédateurs de la famille des Phytoseiidae mangent les tétranyques adultes, leurs œufs et leurs stades intermédiaires.