
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Forficula auricularia
- Groupe
- Insectes dermaptères
- Famille
- Forficulidae
- Taille
- Entre un et deux centimètres à l’âge adulte
- Régime
- Omnivore
Reconnaître le perce-oreille commun
Son corps très allongé porte deux longues antennes et des pièces buccales broyeuses. Une enveloppe souple de chitine donne à son corps une teinte brun-roux brillante. L’abdomen présente souvent une couleur plus sombre que la tête et le thorax. Au bout de l’abdomen, deux appendices appelés cerques forment une pince dont les extrémités sont plus foncées. Pour distinguer les sexes, vous pouvez observer ces cerques : presque droits chez la femelle, ils sont nettement courbés chez le mâle.
Ses milieux et ses refuges
Pendant la journée, il fuit la lumière et se cache notamment dans les fissures du sol, sous les écorces du bois mort, entre les pétales ou dans les pommes de pin. Les milieux frais et humides lui conviennent. Les adultes qui hivernent survivent moins bien dans les sols mal drainés, comme les sols argileux. Il est originaire d’Europe et d’Asie occidentale, et peut-être aussi d’Afrique du Nord.
Ce qu’il mange au jardin
Les pucerons et les psylles font partie des proies qu’il recherche. Il consomme également des végétaux très mûrs ou commençant à se décomposer, notamment des pétales, des fruits et des légumes. Les adultes mangent davantage d’insectes que les jeunes. Lorsqu’il est présent en grand nombre, il peut provoquer des dégâts importants sur les cultures, les fleurs et les vergers.
Une femelle attentive à sa descendance
Dans une petite loge creusée dans le sol, la femelle dépose quelques dizaines d’œufs blancs, arrondis et translucides, avec une soixantaine au maximum. Elle déplace ses œufs et les nettoie régulièrement avec sa bouche et ses pinces pour retirer les spores de champignons. La mère veille sur les larves jusqu’à la dernière de leurs quatre mues. Les jeunes attendent d’avoir passé leur première mue avant de quitter le nid.
Ses prédateurs
Ses pinces servent à se défendre, mais restent peu efficaces contre les oiseaux, les lézards et les mammifères insectivores comme les musaraignes. L’épeire diadème fait partie des araignées qui le mangent.