
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Rosalia alpina
- Groupe
- Coléoptères
- Famille
- Cérambycidés
- Taille
- 15 à 38 mm
La reconnaître
Son corps étroit et aplati est gris bleuté, avec des taches noires de formes variables sur les élytres. Vous pouvez repérer des touffes de soies noires et raides à l’extrémité des articles III à V de ses antennes. Ses pattes et ses antennes présentent la même coloration que son corps.
Où vit la Rosalie des Alpes ?
En France, elle occupe deux grands types de milieux : les hêtraies de montagne et de moyenne montagne, et les boisements de bord de rivière en plaine. Dans l’Ouest de la France, elle est bien implantée dans les boisements riverains et les bocages humides comportant des frênes têtards. Elle fréquente les forêts de hêtres exposées au soleil et comportant des clairières. Sa présence française concerne surtout les Pyrénées, les Alpes et les Cévennes, avec une répartition qui s’étend vers le nord-ouest, notamment en bord de Loire dans les Mauges. Elle vit aussi dans les hêtraies des montagnes corses.
Ce qu’elle mange
La larve se nourrit de bois mort, un régime appelé saproxylophagie. L’alimentation de l’adulte reste peu connue, mais il pourrait consommer de la sève fermentée.
Une vie liée aux vieux feuillus
Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans une fissure de l’écorce d’un hêtre. La larve se développe dans les troncs de feuillus, surtout le hêtre, mais aussi le charme, le frêne et les érables, généralement dans de vieux arbres encore sur pied. Une fois sorti de la nymphe, l’adulte vit encore trois à six semaines.
Quand l’observer et quel est son statut ?
La période d’observation des adultes commence à la mi-juin dans le Midi à basse altitude et peut se prolonger jusqu’à la fin août. En montagne, on observe surtout les adultes de la mi-juillet à la mi-août. L’INPN répertorie la Rosalie des Alpes parmi les espèces menacées en France. À l’échelle européenne, elle n’est pas considérée comme menacée.