
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Acherontia atropos
- Groupe
- Lépidoptères
- Famille
- Sphingidae
- Envergure
- 90 à 130 mm
- Activité
- Vol tard dans la nuit
Reconnaître le papillon adulte
Un motif jaunâtre en forme de tête de mort marque son thorax. Le dessus des ailes antérieures est brun-noir, légèrement voilé d’écailles grises, avec des lignes noires et un point blanc dans la cellule discale. Le dessus des ailes postérieures est jaune, traversé par une bande noire près du bord et une ligne noire postdiscale. Son corps massif, en forme de fuseau, porte des antennes plumeuses et des ailes repliées en toit sur l’abdomen.
Une grande chenille à corne
Des marques bleues en forme de V permettent de repérer la chenille sur le dos. Elle porte une corne à l’arrière de l’abdomen, sur le huitième segment. La chenille peut atteindre 15 cm de longueur. Sa forme la plus fréquente va du jaune citron au jaune verdâtre, avec sept stries latérales obliques bleues bordées de blanc.
Des œufs à la chrysalide
L’espèce produit une à deux générations par an, selon la latitude et les conditions climatiques. Les œufs sont déposés un par un sous les vieilles feuilles de Solanacées, notamment celles de la pomme de terre. Pour devenir chrysalide, la chenille s’enfouit dans le sol. Dans le sud de la France, l’hiver se passe au stade de chrysalide.
Des feuilles au potager, du miel dans les ruches
Les chenilles consomment diverses Solanacées, surtout le feuillage de la pomme de terre. Leurs plantes hôtes comprennent aussi des Oléacées et des Verbénacées. L’adulte recherche le miel et entre dans les ruches pour s’en nourrir. Face aux abeilles, il utilise un camouflage chimique, produit des sons et fait vibrer ses ailes. Il visite également certaines fleurs, dont celles du jasmin, pour butiner.
Une présence qui varie selon les milieux
Ce papillon est devenu très rare dans les zones urbanisées ou d’agriculture intensive. À La Réunion, l’espèce est présente, mais sa population est en régression.