
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Phylloscopus collybita
- Groupe
- Passereaux
- Famille
- Phylloscopidae
- Taille
- 10 à 12 cm de long
- Envergure
- Jusqu’à 21 cm
Les détails à observer
Le dessus du corps est gris verdâtre, tandis que le dessous mêle blanc et jaune. Un sourcil pâle et un fin anneau blanchâtre autour de l’œil marquent sa tête. Vous pouvez observer ses pattes sombres et son bec également sombre, fin et pointu. Sur l’aile repliée, les plumes de vol ne dépassent que sur une courte longueur.
Des bois aux jardins
Pour se reproduire, il fréquente des forêts ouvertes avec de grands arbres et une végétation couvrant le sol où installer son nid. On le rencontre aussi dans les parcs et les jardins. En hiver, il utilise aussi les broussailles et les sous-bois, avec une dépendance moindre aux arbres. Dans le tiers sud de la France, ce migrateur partiel peut être observé toute l’année en petit nombre.
Un mangeur d’insectes dans le feuillage
Il se nourrit surtout d’insectes qu’il prélève sur les branches et dans le feuillage. Ses proies comprennent principalement des diptères, mais aussi de petits invertébrés comme des mollusques. Il consomme les œufs et les larves de papillons, notamment de la Phalène brumeuse, ainsi que des graines et des baies à l’occasion. Pour saisir sa nourriture, il effectue régulièrement des vols stationnaires.
Un nid caché près du sol
La femelle bâtit le nid au sol ou tout près, à l’abri des ronces, des orties ou d’une autre végétation basse et dense. Le nid forme une boule munie d’une entrée sur le côté, assemblée avec des feuilles mortes et de l’herbe. La ponte compte deux à sept œufs, généralement cinq ou six, de couleur crème et ponctués de petites taches. La femelle assure une couvaison de 13 à 14 jours, puis les petits naissent nus et aveugles. Elle réchauffe et nourrit ensuite les oisillons pendant 14 à 15 jours, jusqu’à leur envol. Après l’envol, les jeunes restent encore trois à quatre semaines près du nid et continuent de recevoir de la nourriture de leur mère.
Un oiseau répandu, exposé à des menaces
À l’échelle de la liste rouge de l’UICN, le Pouillot véloce est classé en « préoccupation mineure ». La déforestation affecte son habitat, tandis que les chats et les collisions avec les vitres, les bâtiments ou les voitures représentent d’autres pressions humaines indirectes. Une légère diminution de ses effectifs a été observée localement en France.