
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Leptinotarsa decemlineata
- Groupe
- Coléoptères
- Famille
- Chrysomélidés
- Taille
- Adulte : 10 à 12 mm de long
- Régime
- Herbivore spécialisé dans les Solanacées
Reconnaître l’adulte et la larve
L’adulte a un corps largement ovale, très bombé, brillant et dépourvu de poils. Sur sa tête jaune, vous pouvez observer une marque frontale en forme de V. Son thorax brun roux est ponctué de taches noires. La larve possède une petite tête noire et un thorax rouge orangé muni de trois paires de pattes noires. Deux rangées de taches noires ornent les côtés de l’abdomen de la larve. À la fin de sa croissance, la larve atteint 11 à 12 mm de long.
Des origines américaines aux jardins français
L’espèce est originaire des montagnes d’Amérique du Nord, où elle vivait sur des Solanacées sauvages. Elle occupe les champs, les parcs et les jardins, et recherche aussi les haies et les fourrés voisins pour hiverner. Sa répartition couvre presque toute l’Amérique du Nord et les régions tempérées de l’Ancien Monde jusqu’en Extrême-Orient. En France, les premiers signalements mentionnés par l’INPN datent de 1900 dans les Pyrénées, puis de 1922 dans le Bordelais.
Ce qu’il mange et ses effets au potager
Les adultes et les larves consomment les feuilles des Solanacées, particulièrement celles de la pomme de terre. À défaut de pommes de terre, le doryphore peut se nourrir sur la tomate, l’aubergine, la morelle noire, la douce-amère ou le datura. Les substances volatiles émises par le feuillage des pommes de terre attirent les doryphores vers les plants. Une défoliation totale peut compromettre entièrement une culture de pommes de terre. En Amérique du Nord, des prédateurs et des parasites des adultes, des œufs ou des larves contribuent à limiter ses populations.
Une reproduction liée à la température
Au début du printemps, les adultes ayant hiverné dans le sol sortent de leur repos lorsque celui-ci s’est réchauffé à au moins 10 °C. Les œufs jaune orangé sont collés sous les feuilles en paquets de 20 à 40. Après trois mues, la larve s’enfouit à environ 10 cm dans le sol pour devenir une nymphe, puis un adulte. La transformation au stade de nymphe dure de 10 à 20 jours. Dans le Nord de la France, le cycle compte une génération, contre deux dans le Midi si des plantes relais tardives, comme les tomates ou les aubergines, restent disponibles. Les cycles se chevauchent, ce qui permet d’observer plusieurs stades de développement en même temps dans les cultures.