
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Lilioceris lilii
- Groupe
- Coléoptères
- Famille
- Chrysomelidae
- Taille
- 6 à 9 mm de long
- Régime
- Herbivore
Reconnaître l’adulte
Son corps trapu et cylindrique, dépourvu de poils, présente un dessus rouge vif très brillant. La tête, les pattes, les antennes et la face inférieure du corps sont noirs. Vous pouvez reconnaître son pronotum fortement resserré au milieu et nettement plus étroit que les élytres. Les élytres portent de gros points disposés en lignes irrégulières.
Les milieux qu’il fréquente
Il fréquente les secteurs relativement humides des régions tempérées. Sa présence est signalée dans les milieux ouverts comme dans les milieux boisés de toute l’Europe. Les adultes se trouvent sur les lis cultivés comme sur les lis sauvages.
Des œufs à l’adulte
Une femelle peut pondre jusqu’à 450 œufs en une saison, répartis par groupes d’environ 12 sous les feuilles. Les œufs, rouge orangé à bruns, forment des lignes étroites et irrégulières le long de la nervure médiane. À des stades plus avancés, la larve prend l’aspect d’une chenille ventrue rose orangé. Pour se transformer en nymphe, la larve s’enfonce dans le sol et forme un cocon de terre liée par sa salive. L’adulte passe l’hiver dans le sol ou dans un abri frais, humide et sombre.
Les plantes et les parties consommées
Adultes et larves consomment surtout des liliacées à petites feuilles, notamment les lis, les fritillaires cultivées et les sceaux de Salomon, tandis qu’ils délaissent les hémérocalles. Les parties consommées comprennent les feuilles, les tiges, les boutons et les fleurs. Après l’éclosion, les larves rongent la couche inférieure des feuilles sans toucher à la couche supérieure, ce qui les rend difficiles à repérer. Les larves provoquent les dégâts les plus importants, en commençant sous les feuilles puis en gagnant le reste de la plante.
Les défenses des larves et leurs ennemis naturels
Dès leur premier stade, les larves se recouvrent d’un bouclier composé d’excréments et de mucus. Les larves se regroupent pour se protéger des prédateurs. Les larves sont vulnérables à au moins deux parasitoïdes, Lemophagus errabundus et Tetrastichus setifer.