
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Tuta absoluta
- Groupe
- Lépidoptères
- Famille
- Gelechiidae
- Envergure
- Environ un centimètre chez l’adulte
- Taille de la larve
- Moins de 8 mm de long
Reconnaître les différents stades
L’adulte mesure 6 à 7 millimètres de long et porte des antennes en forme de fils. Ses écailles présentent des teintes allant de l’argenté au gris. Vous pouvez observer des taches noires sur ses ailes antérieures. Les femelles sont plus larges et plus volumineuses que les mâles. La chrysalide, cylindrique et longue de 5 à 6 millimètres, est verdâtre à sa formation puis s’assombrit à l’approche de l’émergence de l’adulte.
Une présence étendue au-delà de sa région d’origine
En France, sa présence a été signalée principalement dans les cultures de tomate. Apparue en Espagne en 2006, elle s’est rapidement répandue autour du bassin méditerranéen, en Europe méridionale, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Son expansion vers le nord a atteint le Panama, où elle a été signalée en 2010. Dans sa région d’origine sud-américaine, elle est absente des zones de haute montagne au-dessus de 1000 mètres d’altitude, les basses températures limitant sa survie.
Un cycle qui peut se répéter rapidement
Son développement passe par quatre stades, œuf, larve, chrysalide et adulte, pour une durée totale de 26 à 75 jours. Les œufs jaunes sont généralement déposés sous les feuilles ou sur les tiges, et plus rarement sur les fruits. Après l’éclosion, les jeunes larves pénètrent dans les feuilles, les fruits aériens ou les tiges pour s’y nourrir et se développer. Lorsque les conditions climatiques sont favorables, huit à dix générations peuvent se succéder en une année. L’accomplissement du cycle de vie nécessite des températures comprises entre 14 et 34,6 °C.
Ce que les larves consomment au jardin
Sur les plants de tomate, les larves creusent des galeries dans les feuilles et les tiges. Elles consomment aussi les bourgeons situés à l’extrémité des pousses ainsi que les tomates vertes ou mûres. La Mineuse de la tomate peut aussi s’attaquer à d’autres solanacées, cultivées ou non, dont la pomme de terre, l’aubergine, le pépino et le tabac. Sa présence est également signalée sur des solanacées sauvages, notamment le datura stramoine et la morelle noire.