
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Bactrocera oleae
- Groupe
- Insectes diptères
- Famille
- Tephritidae
- Sous-famille
- Dacinae
- Taille
- Adulte : 4 à 5 mm de long
Les signes pour la reconnaître
L’abdomen orangé porte deux stries noires. Les ailes sont transparentes et présentent chacune une tache noire à leur extrémité. Vous pouvez repérer une tache argentée sur le dessus du thorax, entre les points d’attache des ailes. La femelle se distingue du mâle par son abdomen muni d’un ovipositeur, avec lequel elle incise la peau d’une olive de taille convenable pour y introduire son œuf.
Ses lieux de vie
Son aire de présence comprend aussi l’Afrique du Sud. En Californie, elle est désormais présente dans tout l’État. Vous devez savoir que la mouche adulte a besoin d’ombre pour s’abriter. Dans la région méditerranéenne française, les pluies abondantes de l’été 2014 ont favorisé sa prolifération en modérant la chaleur et en faisant gonfler les olives.
Ce qu’elle mange
La larve se nourrit du fruit de l’olivier. L’adulte consomme notamment du nectar, des miellats de cochenilles et des liquides issus de fruits ou de déjections en décomposition. Des bactéries symbiotiques lui sont nécessaires pour vivre aux stades de larve, de pupe et d’adulte.
De l’œuf à la mouche adulte
Les femelles qui viennent d’éclore attirent les mâles en émettant des phéromones. La femelle perce la peau du fruit pour pondre lorsque l’olive mesure 7 mm à 9 mm. Elle dépose un seul œuf dans l’olive et y laisse une marque odorante. Vous devez savoir que ce marquage a pour but d’empêcher la mouche de piquer deux fois la même olive, mais n’empêche pas d’autres mouches de la piquer. À une température moyenne de 25 °C, l’œuf donne une larve après deux à trois jours. La larve prépare un trou dans la peau de l’olive puis se transforme en pupe à l’intérieur du fruit, d’où sortira l’adulte.
Ses effets sur la récolte
Une olive attaquée vire au noir et peut tomber au sol. La qualité de l’huile se dégrade fortement lorsqu’une proportion élevée des olives a été attaquée par des larves au troisième stade. Parmi ses ennemis naturels figurent les hyménoptères parasitoïdes Pnigalio mediterraneus et Eupelmus urozonus.