
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Halyomorpha halys
- Groupe
- Hémiptères
- Famille
- Pentatomidae
- Taille
- 12 à 17 mm de long, 7 à 10 mm de large
- Couleurs
- Différentes nuances de brun à l’âge adulte
- Régime
- Polyphage, plusieurs espèces végétales
Les détails à observer pour la reconnaître
Son corps présente une silhouette en bouclier, caractéristique de sa famille. Deux marques blanches sur les antennes permettent de la distinguer d’autres punaises de la même famille. La bordure de l’abdomen qui dépasse sur les côtés alterne des taches claires rectangulaires et des taches noires. Le dessous de son abdomen est dépourvu de pointe ventrale. Les larves ont des yeux rouges, tandis que leur tête, leurs pattes et leur abdomen sont noirs.
Ses milieux de vie et son arrivée en France
La punaise diabolique a été détectée en France en 2012, en Alsace et à Paris. Une autre voie de colonisation a ensuite atteint le sud de la France depuis l’Italie. En dehors de l’hiver, elle fréquente des milieux variés. Les adultes hivernent dans des abris naturels, notamment le bois mort, ou dans des abris artificiels comme les habitations. Le transport de marchandises contribue à sa dispersion par les activités humaines.
Les végétaux dont elle se nourrit
Parmi les fruits qu’elle consomme figurent les pommes, les cerises, les pêches et les framboises. Au potager, les tomates, les aubergines et les poivrons font partie de son alimentation. Elle se nourrit aussi de plantes ornementales, dont le buddleia et l’hibiscus. Pour s’alimenter, elle perce les tissus végétaux et en prélève les fluides.
De la ponte à l’adulte
D’après l’INPN, en France, elle se reproduit une fois par an, en été. La femelle pond 27 à 28 œufs, déposés sous les feuilles. Les œufs éclosent 3 à 6 jours après leur dépôt. Le développement comprend 5 stades larvaires avant l’âge adulte. La vie d’un adulte dure de quelques mois à un an.
Ses effets sur les cultures et ses ennemis naturels
Ses attaques peuvent altérer l’apparence des fruits et légumes et réduire la production en provoquant leur avortement prématuré. Elle contribue également à la propagation de phytoplasmes. En France, les parasitoïdes Trissolcus japonicus et Trissolcus mitsukurii ciblent ses œufs et peuvent contribuer à réguler naturellement ses populations.