
Carte d’identité
- Origine
- Centre de l’Angleterre
- Poids
- Généralement près de 1 000 kg
- Robe
- Noire, baie ou grise selon le standard britannique
Des comtés anglais à une race reconnue
Son nom vient du mot anglais shires, qui désigne les comtés de son berceau. Il descendrait de chevaux flamands et frisons importés en Grande-Bretagne. Sa filiation avec le Grand cheval médiéval reste une hypothèse sans preuve. Robert Bakewell semble avoir fixé un premier modèle de la race entre 1760 et 1790. En 1884, la Shire Horse Society succède à l’English Cart Horse Society et le nom Shire est officiellement adopté.
Une tête busquée et des fanons abondants
Sa tête présente un profil convexe, aussi appelé busqué. Son encolure massive reste relativement longue et légèrement arquée. Son dos est court et large. Les fanons sont de longs poils qui descendent depuis le dessous des genoux et couvrent presque entièrement les sabots. Les grandes marques blanches sur la tête et les membres sont fréquentes et recherchées.
De la traction aux loisirs
Ses usages comprennent la traction hippomobile et le débardage. Autrefois, il transportait des chargements de matériaux de construction et assurait le halage des péniches. Certains Shire travaillent encore dans les fermes pour maintenir des pratiques traditionnelles. Son bon tempérament permet aussi de le monter.
Une sauvegarde après le déclin
La motorisation des transports, de l’agriculture et de l’industrie a fait chuter ses effectifs jusqu’à menacer la race de disparition. Des éleveurs ont engagé sa sauvegarde dans les années 1960, avec des signes de reprise dans les années 1970. La Shire Horse Society tient le registre généalogique et assure la promotion de la race. Les estimations de 2003 et 2012 faisaient état de près de 3 000 Shire au Royaume-Uni, dont 1 500 reproductrices potentielles.