
Carte d’identité
- Origine
- Suffolk, dans l’Est-Anglie
- Gabarit
- Cheval de trait lourd
- Taille
- Généralement de 1,65 m à 1,78 m
- Poids
- Généralement de 900 à 1 000 kg
- Robe
- Toujours alezane
- Statut
- En danger, selon la FAO en 2007
Une race façonnée pour les fermes
Le développement de ce cheval britannique pour les travaux des fermes remonte au début du XVIe siècle. La sélection de la race s’est faite dans le Norfolk et le Suffolk, à l’est de l’Angleterre. Sa première mention connue figure dans Britannia, un ouvrage de William Camden publié en 1586. L’étalon fondateur du Suffolk Punch moderne est né près de Woodbridge en 1768 et appartenait à Thomas Crisp.
Un modèle compact, peu de fanons
Vous pouvez observer une tête large sans longueur excessive, terminée par un nez assez fin. Son encolure épaisse forme une courbe et se porte assez haut. Le dos est à la fois court et large. Les boulets portent peu de fanons, voire aucun, et les sabots sont bien conformés. Les rares marques blanches se concentrent généralement sur de petites surfaces de la tête et du bas des membres.
Un trot énergique et une maturité précoce
Ses déplacements sont réputés énergiques, surtout au trot. Sa croissance est rapide et il atteint tôt sa maturité. La race est également décrite comme ayant une longue espérance de vie.
Des champs au débardage
Le Suffolk Punch a principalement été utilisé pour le travail agricole, notamment le hersage et le labour. Il a aussi servi à tirer des véhicules sans moteur, notamment des tramways. Ses usages actuels comprennent le débardage, la traction agricole et les reconstitutions folkloriques.
Un déclin profond, une sauvegarde internationale
La Suffolk Horse Society, créée en Grande-Bretagne en 1877 pour promouvoir la race, ouvre son livre généalogique en 1880. Après la guerre, l’augmentation de la motorisation agricole a décimé le cheptel. En 1966, la Suffolk Horse Society n’a enregistré que 9 naissances de poulains. L’effectif mondial aurait été d’environ 2 500 individus en 2009. Le Suffolk Punch Trust a été créé pour contribuer à sauver la race. La conservation de la race demande une coopération entre pays et des échanges d’animaux destinés à l’élevage.