
Carte d’identité
- Origine
- Russie
- Taille
- 1,40 m à 1,47 m
- Aptitude
- Principalement la traction
Les étapes de son histoire
En 1923, deux chevaux de la race venus de Krasnooufimsk sont présentés sous les noms de Tavda et Toura. Avant cette présentation, ces deux sujets avaient parcouru les 1 800 km jusqu’à Moscou en seulement 21 jours. Les premières publications scientifiques consacrées à la race paraissent en 1948. Le Tavda est ensuite croisé avec des Ardennais et des trotteurs pour améliorer son aptitude aux travaux agricoles.
Une silhouette aux marques primitives
Malgré une apparence maigre, le Tavda possède un tronc profond, une poitrine large et une musculature développée. Ses jambes sont fines et solides, avec des sabots durs. Les crins et les fanons sont fournis. Les robes bai dun, bai, bai-brun et alezan se rencontrent plus rarement. Les marques primitives sont fréquentes, notamment une raie de mulet et des zébrures sur les membres.
Une adaptation au froid et au travail
Considéré comme une race naturelle, le Tavda a connu une forte sélection naturelle qui a favorisé son adaptation au froid. Il peut travailler dans un climat et sur un terrain difficiles avec peu de nourriture. Le Tavda est également utilisé comme cheval monté. La fertilité est bonne et les poulinières conservent une production de lait suffisante malgré les privations.
Un territoire restreint et une race menacée
La race est propre au nord de la région de Iekaterinbourg et à l’ouest du Tjumen, dans les vallées de la Tavda et de la Toura. L’étude de l’Université d’Uppsala publiée en août 2010 pour la FAO classe le Tavda parmi les races locales en danger d’extinction.