
Carte d’identité
- Origine
- Région de Tieling, Liaoning, Chine
- Aptitude
- Traction, notamment agricole
- Taille
- Moyenne : femelles 1,54 m ; mâles 1,56 m
- Poids
- Moyenne : femelles 604 kg ; mâles 630 kg
- Robe
- Bai ou noir, plus rarement alezan
Une race construite par croisements
La race a été développée pour les besoins agricoles locaux au haras de Tieling, situé à Jiao, au nord de Shen-Yang. En 1949, ce haras possédait 44 juments provenant de croisements faisant intervenir le cheval mongol, l’Anglo-normand et l’Anglo-arabe. Après 1951, les croisements entre Anglo-normands et Percherons se généralisent, puis les femelles obtenues sont croisées avec des Ardennais. Les chevaux de cette deuxième génération sont ensuite croisés entre eux. Pour limiter la consanguinité, les zootechniciens chinois introduisent aussi le trait soviétique, le Jinzhou et le trotteur Orlov. L’Ardennais est considéré comme la race ayant le plus influencé le Tieling.
Une silhouette de cheval de traction
Sa tête de taille moyenne présente un profil droit, un front et des mâchoires larges, ainsi que des oreilles dressées vers l’avant. L’encolure est plutôt longue et épaisse, tandis que la poitrine est profonde et bien développée. Les jambes sont musclées et leurs articulations, solides, se dessinent nettement. Les membres ne portent pas de fanons et se terminent par des pieds solides.
Un berceau agricole au climat humide
La région d’origine cultive du maïs, du sorgho, des plantes à huile et du riz. Ce territoire agricole présente une forte demande en chevaux puissants et dispose de la nourriture nécessaire à leur entretien. Le climat local, tempéré et humide, est décrit comme assez favorable à l’élevage.
Des effectifs historiquement très faibles
Le Tieling est décrit comme une race peu commune. En 1982, la FAO recensait seulement 120 chevaux et signalait une diminution des effectifs. Dans les années 1990, une évaluation des races domestiques menacées des régions minières chinoises le classait parmi les races risquant l’extinction. L’évaluation de la FAO de 2007 lui attribuait le statut « C », en danger critique d’extinction, classement également retenu dans l’étude de l’université d’Uppsala menée pour la FAO en 2010. La race est décrite comme encore en formation, avec des imperfections observées chez certains chevaux.