
Carte d’identité
- Espèce
- Lapin domestique
- Origine
- Bourgogne
- Poids
- Entre 3,5 et 5 kg
- Robe
- Fauve
Une race fixée au début du XXe siècle
L’apparition de la race remonte au début du XXe siècle. Quelques années avant la Première Guerre mondiale, Albert Renard entreprend de fixer les caractères du lapin, notamment son pelage fauve, et lui donne le nom de Fauve de Bourgogne. En 1919, Albert Renard raconte l’histoire de la race et décrit les croisements réalisés dans la revue L’Acclimatation. La Société française de cuniculiculture adopte le standard de la race le 22 avril 1914. L’Association des éleveurs de lapins Fauve de Bourgogne, ou AELFB, est créée en 1928 pour promouvoir la race. L’UFELFB, fondée à Châtillon-sur-Seine en mars 1998, fusionne avec l’AELFB en janvier 2012 pour former le Club français des éleveurs de lapins Fauve de Bourgogne.
Un pelage roux et des oreilles dressées
Le standard recherche une teinte fauve rousse intense et uniforme, qui se prolonge en profondeur dans le pelage. Vous observerez une couleur plus claire autour des yeux, sous la queue, sur le ventre et sous le menton. La fourrure attendue est dense et brillante, avec des poils d’une longueur moyenne de 35 mm. Les oreilles doivent se tenir droites, leurs sommets dessinant un V légèrement ouvert. Les oreilles ont des extrémités arrondies et le standard privilégie une longueur comprise entre 11,5 et 12,5 cm. Ses yeux sont bien ouverts et leur iris présente une teinte brunâtre.
Des différences entre mâle et femelle
Le mâle présente une tête large et forte, étroitement raccordée au corps. La femelle est plus lourde et possède une tête plus fine ainsi qu’un corps plus allongé. Avec l’âge, la peau du mâle s’épaissit.
Des effectifs suivis et des ressources conservées
Les chiffres rapportés font état d’environ 1 130 éleveurs déclarés détenant 9 200 animaux reproducteurs. Les effectifs semblent augmenter et la race est décrite comme non menacée. Un programme de conservation associe l’INRA et la Fédération française de cuniculiculture dans le cadre du projet RESGEN consacré aux ressources génétiques. Des embryons et de la semence de Fauve de Bourgogne sont conservés par congélation.