
Carte d’identité
- Espèce
- Mouton
- Origine
- Wurtemberg, sud-ouest de l’Allemagne
- Poids
- Brebis : 70 à 90 kg ; béliers : 90 à 120 kg
- Robe
- Toison blanche
Des troupeaux allemands à une race française
En 1786, Charles II de Wurtemberg fait venir d’Espagne et de France 74 béliers mérinos et un petit nombre de brebis. Pendant l’annexion de l’Alsace-Lorraine, de 1871 à 1918, les moutons wurtembourgeois arrivés en transhumance s’installent progressivement sur place, puis dans les départements voisins. Le travail d’amélioration de la race commence en Alsace et se poursuit activement en Lorraine au XXIe siècle. Après une première tentative en 1928, le livre généalogique de la race est créé le 9 juin 1947. La race, auparavant appelée Wurtembergeoise, reçoit en 1950 l’autorisation officielle de porter le nom de « Race de l’Est à laine mérinos ». Des échanges maintenus avec le mérinos allemand accompagnent une parenté génétique étroite entre les deux races.
Les détails à observer
La tête allongée, blanc-gris et couverte de poils fins, porte de longues oreilles légèrement tombantes. Le cou est de longueur moyenne, sans pli ni fanon. Le corps est long, avec une poitrine et un garrot larges, un dos horizontal et une croupe arrondie vers la queue. Les membres présentent des taches de la même couleur que la tête. La toison dense forme des mèches carrées sur le corps tout en laissant la face découverte. L’animal tient souvent son encolure et sa tête relevées.
Une vie en groupe
Au pâturage, les animaux ont tendance à rester groupés plutôt qu’à se disperser. L’Est à laine Mérinos possède une aptitude marquée à la marche. Les brebis acceptent facilement des agneaux nés d’autres mères.
Des effectifs datés et un suivi de la race
Le Bureau des ressources génétiques recensait environ 50 000 brebis en 2005. En 2009, la base de sélection regroupait 3 792 brebis dans 11 élevages de Moselle et de Meurthe-et-Moselle. La Chambre d’agriculture de Meurthe-et-Moselle soutient le programme de sélection et met un technicien à sa disposition pour en assurer le suivi. Depuis 1981, un centre d’élevage situé près de Nancy accueille chaque année 50 à 60 jeunes béliers choisis d’après leur ascendance. Le programme de sélection évalue certains béliers à partir des performances de leur descendance.