
7 à 8 cm
Pour un semis de féverole d’hiver, cette profondeur protège l’épicotyle du gel et de la phytotoxicité des herbicides.
20 à 25 grains/m²
Dans les sols limoneux, cette densité est indiquée pour la féverole d’hiver.
25 à 45 q/ha
C’est la fourchette de rendement mentionnée pour la féverole d’hiver.
Environ 5 ans
Dans une rotation de parcelle, cet intervalle de retour limite la pression sanitaire exercée sur la féverole.
Une légumineuse qui pousse en plein champ
Sous terre, les nodosités des racines de la féverole fixent l’azote de l’air. Ses fleurs attirent les pollinisateurs et les auxiliaires de culture. Différents cultivars sont sélectionnés pour la culture de plein champ et l’alimentation animale. La féverole tolère les sols argileux ou caillouteux, tandis que les sols hydromorphes ou asphyxiants sont à éviter.
Choisir la parcelle et préparer le semis
Avant d’implanter la féverole, le sol doit être ressuyé. Un lit de semences grossier convient, tandis qu’un bon émiettement de la surface est préconisé pour les produits de pré-levée. En France, Triple Performance situe la période optimale de la féverole d’hiver du 25 octobre au 15 décembre, afin d’améliorer sa tolérance au froid et de limiter le botrytis. Pour la féverole de printemps, Triple Performance indique une période du 1er février au 15 mars, voire mi-janvier, afin de limiter le stress hydrique et thermique en fin de cycle. Le semoir à céréales sert principalement au semis, tandis que le semoir monograine peut apporter davantage de régularité et de précision.
Un cycle qui change selon la féverole
Le choix entre les types d’hiver et de printemps dépend de la région et des objectifs de culture. Pour les variétés les plus tolérantes, la féverole d’hiver peut résister jusqu’à -12 °C. La féverole de printemps résiste à -5 °C et se montre peu sensible aux faibles gels printaniers. Le gel peut endommager les semences et provoquer un faible départ des germes ou une absence de levée.
Les outils pour entretenir la culture
La féverole supporte le désherbage mécanique, notamment contre les dicotylédones. La herse étrille et la houe rotative ciblent les jeunes adventices, de la prélevée jusqu’à certains stades de développement de la culture. La bineuse convient lorsque l’écartement entre les rangs permet un passage d’au moins 35 à 40 cm. Dès l’apparition des premières fleurs de féverole, les outils mécaniques ne sont plus recommandés. La culture peut se conduire avec du matériel céréalier, et sa récolte ne demande aucun matériel spécifique.
De la récolte aux filières
Les débouchés de la féverole orientent le choix variétal. Pour nourrir les ruminants, les grains doivent être grossièrement concassés. Pour l’alimentation humaine, la féverole se consomme entière, concassée ou en purée, et peut aussi devenir une farine ou un ingrédient. Pour les graines destinées à l’alimentation humaine, la qualité visuelle dépend notamment de l’absence de bruches. Le décorticage, le toastage et l’extrusion font partie des opérations citées pour transformer les graines.
Une place dans la rotation et le stockage
La féverole constitue un bon précédent cultural pour le colza, le blé et le maïs. Ses nodosités racinaires fixent l’azote de l’air, et la page consultée indique que la culture ne nécessite aucun apport d’engrais azoté. Grâce à son système racinaire puissant et pivotant, la féverole contribue à améliorer la structure du sol. Une surdensité favorise la verse et les maladies. Pour limiter la pression sanitaire, la féverole revient environ tous les 5 ans dans une rotation de parcelle.