
32 %
taux de matière sèche de la plante entière visé au début de l’ensilage du maïs
50 à 150 t/h
débit d’une ensileuse automotrice en fourrage vert, avec le haut de la fourchette pour un cueilleur de maïs à 8 rangs
220 à 475 ch
puissance d’une ensileuse automotrice, soit 160 à plus de 350 kW
Ses usages au champ
Elle reçoit quatre types de têtes de récolte : une barre de coupe pour l’herbe sur pied, un ramasseur d’andains, une tête à becs ou une tête à tambours pour le maïs. Avec une tête à becs, elle récolte de 3 à 8 rangs de maïs en un seul passage. La longueur de coupe influence le tassement du silo et la quantité de fourrage consommée par les animaux.
Le hachage du fourrage
Quatre rouleaux crénelés conduisent le fourrage jusqu’aux couteaux du hacheur. Installé dans un rouleau, le détecteur de métaux interrompt aussitôt l’alimentation lorsqu’il repère un objet en fer, afin de protéger le hacheur. Les couteaux du tambour tournent à 900 à 1 100 tours par minute et cisaillent le fourrage contre un contre-couteau fixe. Pour le maïs, l’éclateur doit toucher chaque grain et en éclater au moins les trois quarts en quatre morceaux.
Les débuts de l’ensilage
L’histoire de l’ensilage du maïs commence en 1877 avec le manuel d’Auguste Goffart, qui recommandait déjà de hacher la plante en morceaux de 1 cm et de la tasser. Dès 1880, les éleveurs nord-américains construisent des silos-tours et mettent au point des ensileuses à poste fixe qui hachent le fourrage avant de le propulser dans le silo. En 1927, la France compte seulement 425 silos-tours contre 530 000 aux États-Unis, tandis que l’achat collectif de machines à ensiler est déjà proposé. À partir de 1970, l’ensilage de maïs se diffuse grâce aux variétés précoces et accompagne l’essor des ensileuses à coupe fine, rapidement devenues automotrices.
Le chantier avec une CUMA
En 2025, le parc des CUMA comprend 1 520 ensileuses. Sur le chantier, le chauffeur de l’ensileuse tient le rôle de chef de chantier. Il suit à la fois la récolte et la chute de l’ensilage par la goulotte jusque dans la remorque. Le chantier se poursuit souvent la nuit : les silos sont alors éclairés pour éliminer les zones d’ombre.