
44 900
moissonneuses-batteuses en France en 2023, contre 185 000 en 1973
2 000 à 10 000 litres
capacité courante de la trémie, soit environ 1,5 à 8 tonnes de grain
2,80 à 8 m
largeur de coupe selon le Larousse agricole ; le Cemagref retient 3,50 à 7 m pour les tables courantes
À quoi sert-elle
Sa table de coupe récolte le blé, l’orge, l’avoine, le riz, le triticale et le seigle, ainsi que le colza, le sorgho ou le soja. Selon la culture, cette table peut être remplacée par un cueilleur à maïs ou une table de récolte pour le tournesol. Pendant la récolte, elle avance de 3 à 9 km/h et couvre de 0,5 à 3 hectares par heure.
Comment fonctionne-t-elle
Le batteur est un cylindre muni de battes métalliques striées qui tourne de 500 à 1 500 tours par minute pour frapper les épis. Plus de 85 % du grain traverse le contre-batteur, la grille placée sous le batteur. Des grilles vibrent comme des tamis pour trier le grain, tandis qu’un ventilateur chasse les éléments plus légers. À l’arrière, le broyeur de paille peut être arrêté lorsque l’agriculteur veut récupérer la paille pour la presser plus tard.
Un peu d’histoire
La première moissonneuse, créée par l’Anglais Gladstone, date de 1806. Dans le dernier quart du XIXe siècle, une batteuse servie par une équipe nombreuse débite jusqu’à 400 hectolitres de blé par jour. Sans moteur, les premières moissonneuses-batteuses étaient tirées par 10, et même 15 paires de mules. Autrefois tractées et équipées pour ensacher le grain, les moissonneuses-batteuses récentes avancent avec leur propre moteur et le stockent dans une trémie.
Une machine souvent partagée
En 2025, les CUMA comptent 2 060 moissonneuses-batteuses dans leur parc. En 2025, 1 070 moissonneuses-batteuses ont été immatriculées en France, contre 1 490 par an en moyenne durant la décennie précédente. Selon Axema, le syndicat français des constructeurs, le prix élevé de ces machines conduit les agriculteurs à les mutualiser.