
Carte d’identité
- Type
- Excroissance végétale structurée
- Organes
- Tiges, feuilles, racines ou fruits
- Autre nom
- Galle
Reconnaître une cécidie
Vous pouvez parfois déterminer la cause d’une galle grâce à sa structure très organisée sans identifier l’organisme responsable, notamment dans le cas des galles d’insectes et d’acariens. Si vous repérez un ou plusieurs petits trous dans une galle, les insectes issus des œufs ont atteint le stade adulte et quitté cet abri. Certaines galles ont une organisation simple, tandis que d’autres comportent plusieurs couches de tissus spécialisées dans la nutrition ou la protection des larves d’arthropodes. Au sens large, le terme cécidie désigne aussi des anomalies parasitaires comme des atrophies ou des perturbations de la différenciation des cellules.
Comment les galles se forment
La formation des galles est principalement déclenchée par la piqûre d’insectes qui déposent un œuf sous la cuticule de la plante. Un stimulus provenant de l’organisme responsable modifie le développement des tissus végétaux, avec une multiplication et un grossissement des cellules. Des changements de concentration des hormones végétales ont été observés dans les galles ou à l’endroit où leur développement commence. Les insectes doivent profiter d’une division rapide des cellules végétales pour former leurs galles, généralement au printemps sous les climats tempérés, avec une période de croissance plus longue sous les tropiques.
Un abri et une ressource pour ses occupants
La galle nourrit l’organisme qui provoque sa formation et le protège des intempéries ou de ses ennemis naturels. Certaines galles concentrent des ressources provenant des parties voisines de la plante. L’arthropode à l’origine d’une galle peut partager celle-ci avec d’autres occupants. Des commensaux appelés inquilins consomment les tissus de la galle alors que l’organisme qui l’a créée s’y trouve encore, sous forme d’œuf, de larve ou d’adulte.
Des formes et des dégâts selon les plantes
Sur les chênes, des galles sphériques se trouvent sur les feuilles ou à leur aisselle, semblables à de petites pommes de 1 à 5 cm. Sur les rosiers et les églantiers, le bédégar ressemble à une touffe hérissée de nombreux filaments et provient de Diplolepis rosae. La cécidomyie du pois, Contarinia pisi, provoque des fleurs gonflées et des gousses grignotées. La cécidomyie de la galle du framboisier, Lasioptera rubi, produit des tumeurs sur les tiges.
Une longue histoire d’observation
Les galles étaient déjà signalées dans l’Antiquité et avaient retenu l’attention d’Hippocrate, de Galien et de Dioscoride. En 1675, Malpighi reconnaît leur caractère pathologique et établit un lien entre la galle et le parasite. La discipline scientifique consacrée aux galles végétales porte le nom de cécidologie ou de cécidiologie. Diverses galles du chêne, très riches en tanins, ont autrefois été utilisées comme colorants dans le tannage des cuirs ou pour fabriquer de l’encre noire.