
Carte d’identité
- Type
- Maladie fongique
- Agent
- Hymenoscyphus fraxineus
- Plantes touchées
- Fraxinus excelsior et Fraxinus angustifolia
Les signes à observer sur l’arbre
Le flétrissement des rameaux fait partie des symptômes à rechercher. L’écorce se dessèche et prend par endroits une teinte orangée. Le dépérissement de la cime s’accompagne de nombreux gourmands, souvent eux-mêmes atteints par des champignons. À la base des rameaux tués, des nécroses de l’écorce peuvent s’étendre à toute la branche et prendre un aspect de chancre. Des lésions du collet sont fréquemment observées et peuvent apparaître avant les symptômes du houppier.
Comment le champignon se développe et se disperse
La phase asexuée du champignon se développe dans les arbres atteints, où elle attaque l’écorce et ceinture les rameaux et les branches. La phase sexuée se développe en été sur les pétioles des feuilles de frêne tombées l’année précédente. Les spores issues de la reproduction sexuée sont transportées par le vent, ce qui pourrait expliquer la dispersion rapide du champignon.
Des conséquences différentes selon les arbres
La mortalité décrite reste faible chez les arbres adultes, tandis qu’elle est élevée dans les jeunes peuplements. Dans les massifs suivis, la proportion de frênes adultes présentant des symptômes peut dépasser 80 %. Un jeune frêne peut mourir au cours d’une seule saison de croissance après l’apparition des premiers symptômes.
Préserver les possibilités de résistance
La résistance à la maladie présente une variabilité génétique transmissible dans les populations de Fraxinus excelsior. Les clones les plus résistants ralentissent la propagation du champignon. Retirer les arbres des zones infectées a peu d’effet sur la maladie, car le champignon continue de vivre et de se développer dans la litière de feuilles au sol. Dans les frênaies atteintes, une exploitation trop sévère est déconseillée afin de permettre la régénération des frênes résistants.
Une maladie repérée en Europe puis en France
Le premier signalement reconnu de la maladie remonte à 1992, après la mort de nombreux frênes en Pologne. Le champignon a été décrit scientifiquement en 2006 sous le nom de Chalara fraxinea. En France, les premiers symptômes ont été signalés en Haute-Saône en 2008, puis la maladie s’est étendue.