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Oïdium : reconnaître le blanc et prévenir sa propagation

L’oïdium regroupe des maladies dues à des champignons, dont vous pouvez observer le feutrage blanc à blanc-grisâtre sur les feuilles, les tiges et parfois les fleurs ou les fruits. Pour limiter les conditions qui le favorisent, espacez vos plantes et arrosez au pied plutôt que sur le feuillage.

Maladie ou ravageur des plantesAussi : Pourriture blanche, Maladie du blancMis à jour le 10 octobre 2026
Oïdium, figurine en faïence de FermeVallée

Carte d’identité

Type
Groupe de maladies cryptogamiques
Agent
Champignons de la famille des Erysiphaceae
Mode de vie
Parasites obligatoires de plantes vivantes

Reconnaître les symptômes

Le premier signe est un dépôt d’aspect farineux, blanc à blanc-grisâtre, à la surface des feuilles, des tiges et parfois des fleurs ou des fruits. Ce feutrage est constitué de filaments du champignon et de ses spores asexuées. Selon l’oïdium en cause, le mycélium peut couvrir le dessus des feuilles, leur dessous ou les deux faces. Les feuilles atteintes peuvent se déformer, avec des boursouflures et un aspect gondolé. Des points ou des masses colorées correspondant aux organes de reproduction sexuée apparaissent parfois sur le feutrage, généralement en fin de saison ou lorsque le milieu favorise leur formation.

Les conditions qui favorisent l’oïdium

L’oïdium peut proliférer par temps relativement sec si le taux d’humidité atteint 70 à 80 %. De grands écarts de température entre le jour et la nuit favorisent son apparition. Le champignon se développe de préférence sur les jeunes organes, notamment les feuilles qu’il envahit et déforme.

Des plantes concernées au potager et au jardin

Le chêne, l’érable, le cognassier, le pommier et l’aubépine figurent parmi les arbres particulièrement sensibles à l’oïdium. La laitue et la chicorée ont un oïdium associé au champignon Golovinomyces cichoracearum. Podosphaera aphanis est associé à l’oïdium du fraisier comme à celui du framboisier. L’oïdium de la vigne est attribué à Erysiphe necator, autrefois nommé Uncinula necator.

Prévenir par les gestes de culture

Espacez suffisamment les plantes pour que l’air circule et que l’humidité soit limitée. Nettoyez régulièrement autour des plantations et dégagez le centre des plants pour réduire le maintien de l’humidité. Retirez rapidement les parties ou les plantes atteintes pour freiner la propagation, sans laisser les débris taillés au sol. Arrosez au pied des plants plutôt que de mouiller les feuilles ou les fleurs. Certaines variétés de légumes et de plantes ornementales sont sélectionnées pour leur résistance à l’oïdium. Évitez les excès de fertilisation, notamment d’azote, car les pousses tendres sont particulièrement sensibles à l’infection.

L’histoire du nom

Le mot « oïdium », emprunté au latin scientifique en 1825, renvoie à la forme d’œuf de certaines spores. Le terme a d’abord désigné le champignon parasite avant de désigner également sa maladie en 1874. La première description d’une espèce d’oïdium remonte à Linné, dans Species Plantarum en 1753, sous le nom Mucor erysiphe.

Quiz : Oïdium

3 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quel aspect du dépôt évoque l’oïdium ?
  2. 2.Quel geste de culture aide à limiter l’humidité autour des plantes ?
  3. 3.Comment les spores mûres peuvent-elles gagner d’autres plantes ?

Sources

Chaque fait de cette page reprend une phrase de ces pages, ouvertes et lues à la date indiquée, puis relue une seconde fois.

  • Oïdium, Wikipédia, révision 240011500. Consulté le 10 octobre 2026.
  • Erysiphaceae, Wikipédia en anglais, révision 1371061050. Consulté le 10 octobre 2026.