
Carte d’identité
- Type
- Groupe de maladies cryptogamiques
- Agent
- Champignons de la famille des Erysiphaceae
- Mode de vie
- Parasites obligatoires de plantes vivantes
Reconnaître les symptômes
Le premier signe est un dépôt d’aspect farineux, blanc à blanc-grisâtre, à la surface des feuilles, des tiges et parfois des fleurs ou des fruits. Ce feutrage est constitué de filaments du champignon et de ses spores asexuées. Selon l’oïdium en cause, le mycélium peut couvrir le dessus des feuilles, leur dessous ou les deux faces. Les feuilles atteintes peuvent se déformer, avec des boursouflures et un aspect gondolé. Des points ou des masses colorées correspondant aux organes de reproduction sexuée apparaissent parfois sur le feutrage, généralement en fin de saison ou lorsque le milieu favorise leur formation.
Les conditions qui favorisent l’oïdium
L’oïdium peut proliférer par temps relativement sec si le taux d’humidité atteint 70 à 80 %. De grands écarts de température entre le jour et la nuit favorisent son apparition. Le champignon se développe de préférence sur les jeunes organes, notamment les feuilles qu’il envahit et déforme.
Des plantes concernées au potager et au jardin
Le chêne, l’érable, le cognassier, le pommier et l’aubépine figurent parmi les arbres particulièrement sensibles à l’oïdium. La laitue et la chicorée ont un oïdium associé au champignon Golovinomyces cichoracearum. Podosphaera aphanis est associé à l’oïdium du fraisier comme à celui du framboisier. L’oïdium de la vigne est attribué à Erysiphe necator, autrefois nommé Uncinula necator.
Prévenir par les gestes de culture
Espacez suffisamment les plantes pour que l’air circule et que l’humidité soit limitée. Nettoyez régulièrement autour des plantations et dégagez le centre des plants pour réduire le maintien de l’humidité. Retirez rapidement les parties ou les plantes atteintes pour freiner la propagation, sans laisser les débris taillés au sol. Arrosez au pied des plants plutôt que de mouiller les feuilles ou les fleurs. Certaines variétés de légumes et de plantes ornementales sont sélectionnées pour leur résistance à l’oïdium. Évitez les excès de fertilisation, notamment d’azote, car les pousses tendres sont particulièrement sensibles à l’infection.
L’histoire du nom
Le mot « oïdium », emprunté au latin scientifique en 1825, renvoie à la forme d’œuf de certaines spores. Le terme a d’abord désigné le champignon parasite avant de désigner également sa maladie en 1874. La première description d’une espèce d’oïdium remonte à Linné, dans Species Plantarum en 1753, sous le nom Mucor erysiphe.