
Carte d’identité
- Type
- Insecte hémiptère
- Agent
- Daktulosphaira vitifoliae
- Plantes touchées
- Vigne
- Origine
- Est des États-Unis
Reconnaître les différentes formes
Les femelles qui se reproduisent sans fécondation sont sans ailes, jaunes à brunes, et mesurent de 0,3 à 1,4 mm. Les femelles ailées mesurent de 2 à 3 mm, avec un corps jaune d’or à ocre et des ailes transparentes. Les mâles sont dépourvus d’ailes et mesurent de 0,3 à 0,5 mm. Les formes dites gallicoles vivent sur les feuilles, tandis que les formes radicicoles vivent sur les racines.
Un cycle à plusieurs générations
Le cycle alterne plusieurs générations issues d’une reproduction sans fécondation et une génération sexuée avec fécondation chaque année. La femelle dépose sur la souche un seul œuf, appelé œuf d’hiver. La femelle radicicole passe par trois mues en une vingtaine de jours, puis pond entre 40 et 100 œufs qui donnent uniquement des femelles, sans fécondation. Les phylloxéras ailés pondent sur les bourgeons et les feuilles de vigne des œufs dont naissent des mâles et des femelles.
Des dégâts différents selon l’organe
Sur les racines, l’insecte enfonce son suçoir pour prélever la sève. Les piqûres sur les jeunes racines font apparaître des tubérosités qui s’infectent ensuite et accélèrent la mort du cep. Sur les feuilles, les piqûres provoquent des galles et un jaunissement du feuillage, sans tuer la plante.
La prévention par le porte-greffe
Le greffage sur des plants américains reste une technique utilisée pour protéger la vigne du phylloxéra. Les porte-greffes n’offrent pas tous le même niveau de résistance au ravageur. Le recours au porte-greffe permet d’adapter la vigne au sol, aux conditions météorologiques et à la vigueur recherchée.
Une crise qui a transformé le vignoble
En France, les premières observations de la maladie remontent à environ 1863, sur le plateau de Pujaut, près de Roquemaure dans le Gard. Le phylloxéra a déclenché une grave crise du vignoble européen à partir de 1864. Entre 1863 et 1879, la crise a fait disparaître près de la moitié du vignoble français, soit 1,5 million d’hectares de vignes. Dès 1869, Victor Pulliat défend le greffage sur des porte-greffes résistants dans des conférences et des cours pour reconstituer la vigne française.