
Carte d’identité
- Type
- Larve de hanneton
- Organes
- Radicelles
- Autre nom
- Man
Reconnaître la larve de hanneton
Vous pouvez observer un corps recourbé en forme de C. L’abdomen présente un renflement à son extrémité arrière. La larve de hanneton a une coloration blanc-jaune et une grosse tête. Ses pattes sont plus longues que la largeur de son corps.
Un cycle de vie en partie souterrain
Le développement passe par quatre stades : œuf, larve, nymphe et adulte. En Europe, le cycle de vie dure de 3 à 6 ans et s’allonge nettement dans les climats froids. Dans les zones froides et tempérées, les larves descendent en hiver jusqu’à 80 cm de profondeur dans les sols sableux. Dans ces mêmes zones, pendant la saison de végétation, elles remontent vers les racines superficielles, des premiers centimètres du sol jusqu’à 40 cm de profondeur.
Pourquoi les populations fluctuent
Le nombre d’adultes produit par chaque génération varie pour des raisons encore mal comprises, peut-être liées à l’humidité du sol et au climat. Les cycles d’abondance concernent de grandes régions, sans être identiques d’une région à l’autre. Le froid au début de la vie larvaire, les sécheresses printanières et les sols gorgés d’eau peuvent fortement réguler la population larvaire, avec des différences selon les espèces. Retenez que, lors des années de pics d’abondance en France, la génération de larves L1 perd la moitié de ses effectifs durant les premiers mois sous l’effet de la prédation et du parasitisme.
Dégâts et rôle des prédateurs
En forêt, l’ampleur des dégâts dépend de l’âge des arbres, de leur essence et de la diversité du couvert végétal au sol. En Europe, le sanglier recherche activement les larves de hanneton en retournant la terre. Selon Nageleisen, les clôtures protégeant les jeunes plantations des cervidés favorisent les pullulations de vers blancs lorsqu’elles empêchent aussi les sangliers d’entrer. Lors de leur envol, les hannetons adultes sont consommés par divers oiseaux et mammifères insectivores, dont certaines chauves-souris.
Des hannetons autrefois plus abondants
D’après les études de naturalistes et les témoignages anciens, les hannetons étaient autrefois beaucoup plus nombreux en Europe. Un manuel destiné aux élus municipaux en 1866 décrivait le repos diurne des hannetons sur les feuilles et leur chute lorsqu’on secouait légèrement l’arbre.