
Carte d’identité
- Type
- Coléoptère
- Famille
- Elateridae
- Organes
- Racines
- Plantes touchées
- Pomme de terre, fraisier, maïs, blé
Reconnaître l’adulte et sa larve
Vous pouvez observer chez les taupins adultes un corps allongé, la plupart mesurant moins de deux centimètres et étant bruns ou noirs, sans motifs. Les larves, appelées « vers fil de fer », ont un corps dur et allongé, cylindrique ou un peu aplati. Pour examiner une larve, recherchez ses trois paires de courtes pattes sur le thorax. Les larves vivent dans la terre ou dans du bois en décomposition.
Des larves aux régimes alimentaires variés
Seules certaines espèces ont des larves qui constituent de sérieux ravageurs agricoles. Les larves se nourrissent généralement d’organismes morts, tandis que certaines chassent d’autres larves d’insectes. Leur forme et leur utilisation des galeries existantes leur permettent de passer facilement d’une plante à l’autre et d’endommager plusieurs systèmes racinaires en peu de temps. Dans le sol, les larves repèrent rapidement leur nourriture en suivant les variations de concentration du dioxyde de carbone émis par la matière végétale.
Les gestes de culture mentionnés
Intégrez la rotation des cultures aux mesures de lutte contre les taupins. Débarrasser le terrain des insectes avant de semer est une autre méthode de lutte mentionnée.
Un saut accompagné d’un claquement
Un taupin posé sur le dos peut bondir pour retrouver une position sur ses pattes. Une pointe du prosternum s’enclenche dans une encoche du mésosternum et produit un claquement capable de projeter le coléoptère en l’air. Des mécanismes spécialisés maintiennent le corps en position d’appui pendant que les muscles se contractent, puis la tension est libérée brusquement. Le rôle évolutif de ce claquement reste discuté : il pourrait dissuader des prédateurs, servir à communiquer ou aider l’insecte à sortir du substrat où il se transforme.
Une famille décrite au XIXe siècle
Le naturaliste anglais William Elford Leach a décrit cette famille en 1815. Les plus anciennes espèces connues remontent au Trias, mais la plupart de ces identifications posent problème car elles reposent uniquement sur des élytres isolés.