
Carte d’identité
- Type
- Maladie virale
- Agent
- Plum pox virus (PPV)
- Organes
- Feuilles, fruits, rameaux et noyaux
Reconnaître les symptômes
Sur les feuilles, vous pouvez observer des taches ou des anneaux chlorotiques diffus, relativement discrets. Les fruits peuvent présenter de fortes déformations et des zones bleuâtres irrégulières bordées de sillons plus ou moins profonds. Chez l’abricotier, des anneaux décolorés peuvent également apparaître sur le bois et les noyaux.
Comment le virus se transmet
Les pucerons assurent la transmission naturelle du virus. Le greffage et le surgreffage peuvent transmettre la sharka. Le déplacement de plants infectés constitue une autre voie de propagation. Quelques études ont envisagé une transmission par les graines, mais le consensus scientifique international rapporté s’oriente vers l’absence de transmission par cette voie.
Prévenir et signaler la maladie
Pour la prévention, choisissez des porte-greffes, des variétés ou des plants greffés sains. Le repérage des arbres atteints en hiver vise à permettre leur arrachage avant l’arrivée des pucerons vecteurs. Signalez les cas aux services phytosanitaires locaux compétents et respectez les mesures réglementaires en vigueur. En France, en l’absence de traitement curatif, la stratégie décrite repose sur la détection précoce et l’arrachage immédiat des arbres contaminés.
Des souches aux comportements différents
Le dossier recense 10 souches connues de PPV : PPV-D, PPV-M, PPV-Rec, PPV-EA, PPV-C, PPV-W, PPV-T, PPV-An, PPV-CR et PPV-CV. La souche PPV-D semble davantage liée à l’abricotier, tandis que PPV-M, identifiée sur pêcher, présente généralement une virulence naturelle plus élevée. En conditions naturelles, les souches PPV-C, PPV-CR et PPV-CV n’ont été détectées que sur le cerisier. La présence de PPV-D, PPV-M et PPV-Rec est rapportée en France, avec des apparitions respectivement en 1969, au début des années 1980 et en 2013.
Les premiers repères historiques
La maladie est originaire de Bulgarie, où son nom signifie « variole ». Elle a été découverte sur des pruniers en 1916 ou 1917 près de la frontière bulgaro-yougoslave, avant de gagner rapidement les vergers des pays voisins. Le chercheur bulgare Dimitar Atanasov a établi son origine virale en 1933. En France, l’Institut national de la recherche agronomique mène des recherches sur la sharka depuis 1970.