
Carte d’identité
- Type
- Engrais organique et amendement
- Consistance
- Solide ou semi-solide
- Outils
- Épandage manuel ou avec un épandeur
De quoi le fumier est-il composé ?
Le fumier réunit des excréments solides et des urines animales avec une litière absorbante, par exemple de la paille, des fougères ou des copeaux de bois. Le fumier de ferme reçoit généralement aussi les restes de l’alimentation des animaux et divers déchets organiques solides de la ferme. Les déjections liquides employées comme fertilisant portent le nom de purin, tandis que les déjections mélangées sans litière constituent le lisier. Le compost se distingue du fumier par une décomposition avancée de matières organiques végétales ou animales.
Ce que le fumier apporte au sol
En employant convenablement le fumier, vous contribuez à améliorer la structure du sol et à maintenir sa porosité ainsi que sa capacité de rétention en eau. L’augmentation de la teneur en humus améliore la structure de la terre et limite sa compaction. Les insectes et les champignons qui consomment et transforment le fumier sont qualifiés de fimicoles ou de coprophages. Les matières organiques en cours de dégradation peuvent limiter la germination ou la croissance par des effets allélopathiques.
Des propriétés différentes selon les animaux
Les fumiers de cheval et de mouton sont classés parmi les « fumiers chauds », plutôt adaptés aux terres argileuses. Les fumiers traditionnels de porc et de bovins sont qualifiés de « fumiers froids » et conviennent aux sols siliceux et calcaires. Ces fumiers de porc et de bovins se dégradent lentement, avec un effet résiduel qui dure plusieurs années. Les fientes et les fumiers de volailles ont une action fertilisante rapide.
Préparer l’apport et comprendre les couches chaudes
Évitez d’employer le fumier dès sa sortie de l’étable, de la bergerie ou de l’écurie, car sa teneur en ammoniac est alors trop élevée. Si vous utilisez un fumier pailleux peu décomposé et irrégulièrement enfoui, il peut réduire la surface de contact entre les graines, les racines et la terre fine et constitue un mauvais lit de semence. La culture sur couche chaude utilise du fumier frais assez pailleux de bovins, d’ovins ou de chevaux, placé avec de la terre fine sous un châssis transparent et régulièrement arrosé. Dans une couche chaude, la fermentation du fumier élève nettement la température.
Des usages anciens en agriculture
Le fumier sert de fertilisant depuis les débuts de l’agriculture, grâce à sa richesse en azote et en autres nutriments favorisant la croissance végétale. Le fumier de cheval entrait autrefois dans la fabrication du terreau avec les feuilles mortes. Le guano, formé par l’accumulation prolongée de fientes d’oiseaux marins, a contribué au développement des agricultures occidentales, mais ses grands gisements sont aujourd’hui épuisés. Des méthodes proches des couches chaudes servent à cultiver le champignon de couche et à forcer les endives et la barbe de capucins, avec une température à obtenir de 20 °C.