
Carte d’identité
- Type
- Technique horticole de taille
- Plantes
- Figuiers, pommiers et poiriers notamment
- Domaine
- Savoir-faire agricole
Un mot pour l’arbre et son support
Le terme « espalier » désigne aussi le treillage qui soutient la plante pendant sa croissance. Un arbre en espalier est adossé à un mur ou à une façade, tandis qu’un contre-espalier se développe sans cet appui.
Préparer l’installation
Contre un mur plein, les plantes sont généralement installées à 15–30 cm de sa base pour laisser de la place aux racines et à la circulation de l’air. Installez d’abord les supports des fils de guidage, habituellement nécessaires pour former l’espalier, dans un mur dont le matériau convient à leur fixation. Après la transplantation d’un plant non taillé, laissez-le bien s’établir avant de le tailler progressivement et de guider ses branches vers la forme choisie. Choisissez un porte-greffe adapté pour former un espalier ou une palmette.
Guider la croissance et la fructification
Diriger une branche à la verticale permet de stimuler sa croissance. En orientant ensuite une branche à l’horizontale, vous pouvez freiner sa croissance tout en augmentant sa production de fruits. Les tailles importantes se pratiquent généralement pendant le repos de la plante ou, pour les plantes à fleurs, à la période de taille propre à l’espèce. En climat rigoureux, le mur réfléchit la lumière et rend de la chaleur la nuit, ce qui adoucit les températures à proximité.
Des formes à choisir
Dans un espalier horizontal, vous observez des branches qui poussent horizontalement à partir du tronc central. La palmette simple porte plusieurs branches charpentières horizontales issues d’un tronc central. La palmette double possède deux charpentières verticales proches l’une de l’autre, portant des branches secondaires horizontales. La palmette Verrier comporte quatre branches ou davantage, disposées en U emboîtés. La haie belge réunit plusieurs espaliers dont les branches s’entrecroisent pour former une haie.
Une pratique ancienne
L’origine de la technique pourrait remonter à l’Égypte antique. Au Moyen Âge, l’espalier était apprécié en Europe pour orner les murs. Le mot français vient de l’italien « spalliera », qui évoque un support contre lequel appuyer l’épaule. Au XVIIe siècle, le mot désignait seulement le treillage ou le cadre de conduite, avant de s’étendre à la pratique et aux plantes formées. En France, l’art de l’espalier a été inscrit à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en 2023.