
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Parus major
- Famille
- Paridés
- Taille
- 14 cm
- Envergure
- Environ 25 cm
- Poids
- 12 à 22 g
Reconnaître son plumage
Vous pouvez repérer sa calotte et sa gorge noires, ses joues blanches, son dos vert olive et la bande noire qui parcourt sa poitrine et son ventre jaunes. Chez le mâle, la cravate noire est nettement plus large et plus étendue que chez la femelle. Les jeunes ont un plumage plus pâle que les adultes et des joues jaunes dont le bord noir inférieur est incomplet. Une barre claire marque les ailes au niveau des grandes couvertures.
Des bois aux haies et aux jardins
Son aire de répartition s’étend de l’Afrique du Nord jusqu’à l’est de la Sibérie. Elle fréquente les forêts de conifères, de feuillus ou mixtes, mais aussi les parcs, les jardins, les haies et les vergers. Elle préfère les feuillus et se rencontre moins dans les massifs denses de conifères. Les abords des habitations font fréquemment partie de ses lieux de vie.
Une alimentation qui change au fil du cycle
Pendant la reproduction, les insectes constituent la majeure partie de son alimentation. En hiver, elle mange aussi des graines et des fruits. Ses proies comprennent notamment des coléoptères, des mouches, des araignées, des escargots et des cloportes. Elle recherche sa nourriture à différents niveaux des arbres, en évitant généralement la canopée, et descend parfois au sol.
Du nid à l’envol des jeunes
La femelle construit le nid dans un trou d’arbre, de mur ou dans un nichoir, généralement à moins de six mètres de hauteur. La construction prend entre cinq et douze jours et utilise notamment des brindilles, de la mousse, de l’herbe, de la laine et des poils. La femelle peut pondre entre 3 et 18 œufs, jusqu’à 2 fois par an. La femelle couve les œufs pendant 12 à 15 jours, puis les éclosions s’étalent sur deux à quatre jours. Après l’éclosion, les petits passent encore 16 à 22 jours au nid. Les deux parents élèvent les jeunes, dont l’alimentation comprend une part importante de chenilles.
Son rôle dans les vergers et les jardins
Une étude publiée en 2007 a constaté que les Mésanges charbonnières contribuaient à réduire jusqu’à 50% les dégâts de chenilles dans les vergers de pommiers. Elle semble aussi consommer la chenille mineuse du marronnier, responsable d’une perte prématurée des feuilles en été en ville, notamment à Paris.