
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Agrius convolvuli
- Groupe
- Lépidoptères
- Famille
- Sphingidae
- Envergure
- 80 à 120 mm
- Activité
- Au crépuscule
Reconnaître le papillon et sa chenille
Le dessus des ailes est gris, parsemé d’écailles brun-noir qui dessinent des zones plus sombres. Vous pouvez distinguer trois lignes ou bandes noires sur le dessus des ailes postérieures. L’abdomen gris porte, sur chaque côté, des taches rectangulaires blanches, roses et noires. La chenille mesure 110 mm et peut être verte ou marron, avec des stries obliques claires et foncées sur les côtés. Une petite corne pointue orne la chenille, jaune à pointe noire ou entièrement noire.
Où l’observer
En France métropolitaine, ce migrateur est présent dans presque tous les départements. On le rencontre près des lisières, dans les prairies, les parcs et les jardins. Sa répartition s’étend à l’Eurasie, à l’Afrique et à l’Océanie.
Du nectar pour l’adulte, des feuilles pour la chenille
Sa trompe, plus longue que son corps, mesure de 8 à 10 cm et peut atteindre 13 cm, lui permettant de puiser le nectar au fond des corolles profondes sans se poser. Les chenilles mangent les feuilles des liserons du genre Convolvulus. Les Rumex et les Ipomoea figurent aussi parmi ses plantes hôtes.
De l’œuf à la chrysalide
Cette espèce migratrice compte deux générations par an. Pendant la migration, la femelle pond lorsqu’elle trouve un milieu favorable où poussent des liserons. Une ponte peut compter jusqu’à 1 000 œufs, chacun mesurant 1 mm. La chenille s’enfouit dans le sol et y aménage une loge de la taille et de la forme d’un œuf de poule pour se transformer en chrysalide. La chrysalide brun rougeâtre présente une longue gaine visible qui protège la future trompe. L’hiver se passe au stade de chrysalide.