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De la ruche au pot, quel chemin suit le miel ?

Dans votre pot, le miel vient du nectar des plantes ou du miellat que les abeilles ont transformé et déshydraté dans la ruche ; vous suivez ensuite les gestes de l’apiculteur, de la récolte des hausses à l’extraction, la filtration, la décantation et la mise en pot.

ProduitsMis à jour le 10 octobre 2026
De la ruche au miel, figurine de la ferme

60 à 80 %

D’après l’ITSAP, c’est la teneur en eau du nectar que les abeilles récoltent sur les fleurs.

16 à 18 %

Selon l’ITSAP, la teneur en eau atteint ce niveau après les transformations par trophallaxie et ventilation, avant l’operculation.

20 °C

D’après l’ITSAP, c’est généralement à cette température que l’on analyse l’humidité d’une goutte de miel.

La récolte et la transformation par les abeilles

Le miel de miellat peut avoir pour origine les exsudats d’insectes suceurs. Les abeilles peuvent mélanger entre elles les différentes sources qu’elles récoltent. Selon ses origines, le miel présente des goûts, des couleurs et des viscosités différents.

Moins d’eau avant l’operculation

La trophallaxie et la ventilation contribuent aux transformations qui font baisser la teneur en eau. Vient ensuite l’operculation du miel. Pour contrôler l’humidité du miel, vous pouvez utiliser un réfractomètre.

Quels cadres l’apiculteur récolte-t-il ?

Pour la récolte, l’ITSAP recommande des cadres bien operculés, sans couvain ni pain d’abeille. Lors de la récolte, vous pouvez placer des plateaux chasse-abeilles au-dessus du corps de ruche. Avec les plateaux chasse-abeilles, les ouvrières ne peuvent passer que dans un sens, vers le corps de ruche. Vous pouvez également brosser un à un les cadres à récolter, une technique réservée aux petits cheptels.

À la miellerie, place à l’extraction

Après la récolte, l’extraction se fait rapidement dans une pièce facile à nettoyer et protégée de l’arrivée d’abeilles. Dans les petites exploitations, on désopercule généralement à la main, avec une lame. Les petites exploitations emploient généralement une centrifugeuse à manivelle ou le pressage à froid, avant de filtrer le miel par gravité. Dans les exploitations plus grandes, la désoperculation peut être mécanisée, l’extraction réalisée avec une centrifugeuse motorisée et la filtration faite par pompage.

Un temps de repos dans le maturateur

Une fois l’extraction et la filtration terminées, vous pouvez récupérer la cire d’opercule pour confectionner de nouvelles feuilles de cire. Dans le maturateur, le repos du miel est une étape de décantation. Vous enlevez ensuite l’écume en surface, qui peut contenir des résidus de cire ou d’autres corps étrangers, puis vous filtrez à nouveau si besoin. Selon l’ITSAP, certains miels cristallisent très rapidement, comme le miel de colza.

Remplir les pots et les contrôler

Pour automatiser la mise en pot, on peut utiliser une machine à doser adaptée à la densité de chaque miel. Pour que chaque pot vendu corresponde au poids indiqué sur son étiquette, vous devez vérifier le fonctionnement de la balance. La matière des pots doit respecter les règles alimentaires, et leur bouchon doit être complètement étanche une fois fermé. Dans le registre de traçabilité, vous notez les quantités récoltées et mises en pot, leurs dates ainsi que les types de miel et de conditionnement. Selon sa composition et sa température, le miel change de consistance et peut cristalliser en cristaux fins ou gros.

Quiz : de la ruche au miel

4 questions. Choisissez une réponse pour lire la correction et sa source.

  1. 1.Quelle récolte permet aux abeilles de produire du miel ?
  2. 2.Avec quel appareil pouvez-vous vérifier l’humidité du miel ?
  3. 3.À quelle étape correspond le repos du miel dans le maturateur ?
  4. 4.Selon les recommandations de l’ITSAP, quelles réserves faut-il laisser aux abeilles ?

Sources