
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Ulex europaeus
- Famille
- Fabaceae
- Type
- Arbuste buissonnant
- Hauteur
- 1 à 2 mètres
- Feuillage
- Persistant
Des épines jusque dans le feuillage
Les branches portent des épines de 2 à 5 cm qui composent une ramure très dense. Les petites feuilles, disposées en alternance et semblables à des écailles, sont elles aussi piquantes. Les épines sont des feuilles transformées et assurent la majeure partie de la photosynthèse. Le fruit est une gousse brun violacé foncé de 2 centimètres, qui libère ses 2 à 3 petites graines noirâtres en s’ouvrant par temps chaud.
Une plante de l’ouest de l’Europe
Son aire d’origine s’étend de l’Écosse au Portugal, dans l’ouest de l’Europe. En France, il pousse dans la moitié ouest, notamment en Bretagne et en Vendée, dans les landes et les forêts claires. Sa présence indique un sol sec et très acide, susceptible d’évoluer vers une lande à pin. Au jardin, il est utilisé pour les haies, les limites de terrain et la couverture du sol dans des endroits ouverts et bien ensoleillés.
Des usages anciens à la ferme
Young rapporte que l’ajonc était semé volontairement en Normandie, entre Valognes et Cherbourg. Autrefois, les paysans pauvres employaient l’ajonc séché comme combustible pour le four ou la cheminée, souvent avec de la bruyère. En Bretagne notamment, il a servi de fourrage aux vaches et à d’autres herbivores après broyage ou écrasement pour briser les épines. Malgré son apport d’azote, il est déconseillé de l’utiliser pour enrichir la terre, car il l’appauvrit en calcium, magnésium, manganèse et zinc.
Des fleurs visitées par les abeilles
L’ajonc produit une quantité relativement modeste de nectar. Les abeilles fréquentent ses nombreuses fleurs pour y récolter du nectar et un pollen abondant. Les fourmis participent à la dispersion de ses graines. Des colonies de l’acarien Tetranychus lintearius peuvent tisser des toiles atteignant 1 m et recouvrant presque tout l’ajonc.