
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Quercus petraea
- Famille
- Fagacées
- Hauteur
- 25 à 40 mètres
- Feuillage
- Caduc
- Floraison
- En général à la mi-mai en France
Le reconnaître
L’écorce des jeunes arbres est lisse, puis se fissure dans le sens de la longueur, sans crevasses profondes. Vous pouvez observer ses jeunes rameaux brun-gris, dépourvus de poils et à la surface brillante. Ses bourgeons bruns ont une forme ovoïde. Les feuilles alternent sur les rameaux et présentent un pétiole bien visible, des lobes et une base en coin simple. Les fleurs mâles forment de longs chatons pendants à la base des pousses de l’année, tandis que les minuscules fleurs femelles se regroupent par 2 à 5 à l’aisselle de leurs feuilles. Les glands mesurent de 1 à 2 centimètres de long et ne portent pas de pédoncule marqué.
Où il pousse
En France, il se rencontre dans les plaines et les collines hors de la région méditerranéenne, avec une présence limitée dans le bassin aquitain. Il accepte des textures de sol variées, mais se développe au mieux sur des sols filtrants et légèrement acides, notamment des limons ou des sables. Ses préférences vont aux sols moyennement secs, ni secs ni très humides, ou moyennement humides. Dans son jeune âge, il supporte mieux l’ombre partielle et la concurrence des arbres que le chêne pédonculé, mais moins bien que le hêtre.
Du bois pour les meubles et la ferme
Les bois de bonne qualité servent notamment au mobilier, à l’ébénisterie, aux placages et aux merrains de tonnellerie. Les bois de qualité plus ordinaire trouvent leur place dans les parquets, les charpentes, les poteaux et les piquets. Il fournit un bon bois de chauffage et produisait autrefois un charbon de bois apprécié en métallurgie. Son écorce fournissait autrefois le tan utilisé pour tanner le cuir.
Du pollen aux glands, les liens avec la faune
Le vent assure sa pollinisation. Les animaux participent à la dispersion de ses glands. Les glands constituent notamment une nourriture pour les mulots et les sangliers.
Son nom et son histoire
Le nom « sessile » renvoie à ses glands dépourvus de pédoncule. L’épithète scientifique petraea signifie « des lieux rocheux ». Décrit en 1777 par Heinrich Gottfried von Mattuschka comme une variété du chêne pédonculé, il reçoit le statut d’espèce distincte en 1784 sous la plume de Franz Kaspar Lieblein.