
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Quercus robur
- Famille
- Fagacées
- Type
- Arbre
- Hauteur
- 25 à 35 mètres, parfois plus de 40 mètres
- Feuillage
- Caduc
- Origine
- Régions tempérées d’Europe
Reconnaître ses feuilles et sa silhouette
Observez la base des feuilles : elle porte deux petites oreillettes, tandis que le pétiole est très court. Les feuilles adultes sont vert foncé sur le dessus et d’un vert plus pâle, glauque, sur le dessous. Sa cime forme un large dôme irrégulier, soutenu par de grosses branches horizontales et noueuses. L’écorce, grise et lisse chez les jeunes arbres, devient sombre, épaisse et densément fissurée avec l’âge.
Des chatons aux glands
La floraison se déroule en général d’avril à mai, avant l’apparition des feuilles. Les fleurs mâles sont réunies en chatons pendants de couleur vert jaune. Les glands sont groupés sur un long pédoncule, un caractère utile pour reconnaître l’espèce.
Où pousse le Chêne pédonculé
Il est très commun dans les plaines françaises, sauf dans la région méditerranéenne où il se fait plus rare. Il peut pousser sur des substrats variés, notamment l’argile, le limon, le sable et la tourbe. Son développement est favorisé par des sols profonds, moyennement riches à riches et bien alimentés en eau. L’arbre adulte et ses glands supportent l’inondation.
Un arbre travaillé dans les campagnes
Autrefois, il était largement planté dans les bocages et taillé en têtard ou émondé pour fournir du bois de chauffage. Son bois de bonne qualité sert notamment à fabriquer des meubles, des escaliers et des pièces destinées à la tonnellerie. Son écorce fournissait le tan employé autrefois pour tanner les cuirs.
Des ressources pour la faune
Ses glands nourrissent les sangliers et ont aussi servi, surtout autrefois, à l’alimentation des cochons. Les glands constituent également une ressource alimentaire pour de petits mammifères et certains oiseaux, notamment le geai des chênes. En 2019, une estimation associait 2 300 espèces au Chêne pédonculé au Royaume-Uni, parmi lesquelles des insectes, des oiseaux, des mammifères et des lichens.
Ce que raconte son nom
Le nom latin Quercus robur se traduit par « chêne robuste ». Carl Linné a nommé l’espèce dans Species Plantarum en 1753.