
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Carpinus betulus
- Famille
- Bétulacées
- Type
- Arbre à feuilles caduques
- Hauteur
- Jusqu’à environ 20 m
- Fleurs
- Chatons mâles cylindriques, femelles plus grêles
- Floraison
- En général, d’avril à mai
Reconnaître le charme
Observez son tronc : ses cannelures dessinent de longs reliefs légèrement sinueux, semblables à des muscles. Ces reliefs sont discrets sur les jeunes arbres et s’accentuent nettement avec l’âge. L’écorce reste lisse et gris verdâtre, même sur les vieux sujets. Les feuilles alternes sont allongées, pointues et bordées d’une double denture.
Un arbre de sous-bois et de sols profonds
Le charme préfère l’ombre ou la demi-ombre, tout en poussant bien en pleine lumière. Il apprécie les sols profonds, argileux ou limoneux, dont la richesse minérale peut varier. Il tolère le calcaire, mais redoute les terres trop acides. Vous pouvez le trouver sur des sols modérément secs, frais ou même humides. En forêt, il forme généralement un étage inférieur sous de plus grands arbres, notamment les chênes, dans une association appelée chênaie-charmaie.
Au jardin et pour le bois
Il supporte très bien les tailles régulières et produit un feuillage vert clair très dense. Le charme se multiplie par semis. Ses rejets vigoureux depuis la souche expliquent son exploitation fréquente en taillis ou en taillis sous futaie. Son bois de chauffage brûle lentement et régulièrement, avec un bon pouvoir calorifique. Le bois, de couleur blanc ivoire, est très dur et difficile à travailler.
Sa vie et son histoire dans les jardins
Le vent assure la pollinisation du charme. La dispersion de ses graines se fait également par le vent. Ses feuilles nourrissent certains animaux, dont des lépidoptères comme Coleophora anatipennella. Le charme était traditionnellement employé pour les haies des bosquets dans les jardins à la française, notamment à Versailles.