
Carte d’identité
- Nom scientifique
- Prunus mahaleb
- Famille
- Rosaceae
- Type
- Arbre ou grand arbuste
- Hauteur
- 1 à 4 mètres, jusqu’à 12 m
- Feuillage
- Caduc
Reconnaître son port et ses feuilles
Les branches partent souvent dès la base et forment de nombreux rameaux étalés. Le tronc tortueux porte une écorce d’abord grise et lisse, qui devient noirâtre à pourpre et se crevasse dans la longueur. Les feuilles alternes ont une forme ovale à presque ronde et sont souvent pliées le long de leur nervure principale. Si vous regardez le bord d’une feuille, vous y verrez de fines dents séparées par de minuscules glandes.
Des coteaux aux bois clairs
En France, il est présent presque partout, mais reste très rare en Bretagne, dans le Sud-Ouest et en Corse. Son aire comprend l’Europe occidentale, le pourtour méditerranéen, le Maroc, le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Il pousse notamment sur les coteaux rocailleux, dans les friches et aux lisières des forêts. Vous pouvez aussi le rencontrer dans les fourrés, les bois clairs et les garrigues.
Au verger et dans les ateliers
En arboriculture, il sert de porte-greffe pour le cerisier. Hors de son aire d’origine, il est cultivé comme arbre d’ornement dans les régions tempérées pour ses fleurs très parfumées. Son bois sert à la sculpture, à la fabrication de pipes et à celle de manches de parapluie. Les boulangers utilisaient autrefois son bois comme combustible pour chauffer leurs fours.
Des fleurs pour les abeilles, des fruits pour les oiseaux
Les abeilles assurent la majeure partie de la pollinisation des fleurs. Les nectaires attirent les fourmis avec un liquide sucré, et celles-ci protègent en retour les feuilles contre les insectes qui les rongent. Malgré leur saveur amère et acerbe, les fruits sont appréciés des oiseaux. Dans une étude menée au sud-est de l’Espagne, les merles et les fauvettes à tête noire se sont révélés les principaux oiseaux dispersant ses graines.
L’origine de ses noms
Le nom de genre Prunus vient du latin et signifie « prunier ». Mahaleb vient du latin scientifique de la Renaissance almahaleb, emprunté à l’arabe mahlab qui désigne ce cerisier sauvage. Le nom « Bois de Sainte-Lucie » renvoie au couvent Sainte-Lucie-du-Mont, à Sampigny dans la Meuse, où un artisanat d’objets religieux en ce bois s’est développé au XVII siècle.