
Carte d’identité
- Espèce
- Âne
- Origine
- Sardaigne, Italie
- Robe
- Gris souris, avec une bande en croix sur le dos
Des origines discutées
L’histoire ancienne de la race reste mal connue. Selon les auteurs, cet âne serait présent sur l’île depuis le néolithique, aurait été apporté par les Phéniciens ou serait venu de Nubie. Une autre hypothèse situe son arrivée depuis l’Égypte au 3e millénaire avant Jésus-Christ.
Une silhouette aux membres solides
Les hauteurs au garrot publiées varient selon les auteurs : de 0,82 à 0,95 m, de 0,80 à 1,15 m ou de 0,80 à 1,20 m. Sa tête présente une forme rectangulaire et un profil droit. Le cou est court, tout comme les épaules, qui sont droites. Le garrot ressort peu et le dos est légèrement allongé. La croupe est courte et s’incline légèrement. Ses membres solides portent des articulations épaisses et larges, tandis que ses pieds sont petits et durs.
Des marques à observer
Vous pouvez remarquer une bordure foncée sur les oreilles. Des rayures peuvent apparaître sur les épaules et les membres.
Un compagnon réputé affectueux
On lui prête un caractère très affectueux et joyeux. Il est décrit comme solidement bâti, avec une démarche plutôt déterminée.
Une longue présence dans le travail rural
Pendant des siècles, il a servi de monture et transporté des charges dans les secteurs escarpés de l’île. Il a longtemps participé à l’ensemble des travaux agricoles de Sardaigne. Lors des transhumances, il transportait les affaires et les provisions des bergers. Son travail pour faire tourner les meules des moulins lui a valu le surnom de « molente ». En 1840, Humbert Ferrand rapporte que les paysans lui confient l’approvisionnement en eau.
Une race accompagnée par une association
Fondée en 1991, l’Associazione per la Tutela dell’Asino Sardo (ATAS) travaille à la promotion et à la sauvegarde de la race. En 2003, la Sardaigne ne comptait plus qu’environ 130 individus de la race. Le recensement de 2006 faisait état d’environ 500 individus sur l’île.