
Carte d’identité
- Espèce
- Âne domestique
- Origine
- Province de Cordoue, en Andalousie
- Taille du mâle
- 160 cm
- Taille de la femelle
- 150 cm
Des racines égyptiennes au Perche
Il descendrait du grand âne égyptien des pharaons. Après son importation en Espagne, son élevage s’est réparti entre Cordoue et une zone délimitée par le Guadalquivir, le Guadajoz et les villages de Genil et Baena. À la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, la race a contribué à la place dominante de l’Espagne dans l’élevage des ânes. Au XVIIIe siècle, la couronne espagnole interdisait la sortie du pays de ces ânes, alors particulièrement prisés. Dans les années 1990, une sélection de la race a été élevée en France, dans l’Orne, au sein du parc du Perche. Le nom Anko a été donné à cet âne en 1993.
Une robe grise et un profil convexe
La robe va du blanc au gris fer, avec des pommelures recherchées aussi nombreuses que possible. Sous le pelage, la peau est foncée. Le poil est court et fin, avec un toucher doux. Une crinière droite est préférée. Sa tête de taille moyenne présente un profil convexe, tandis que son encolure est musclée. Son corps est de longueur moyenne.
Force et adaptation au climat
L’âne andalou est décrit comme un animal fort et robuste. Il est bien adapté aux conditions chaudes et arides de son milieu d’origine. La description française mentionne aussi sa résistance au climat tempéré.
Des effectifs à replacer dans leur époque
En 2007, la FAO classait la race dans la catégorie « critique avec maintien ». Le ministère espagnol de l’Agriculture la classe parmi les races autochtones en danger d’extinction. À la fin de 2013, la population déclarée comptait 749 animaux, presque tous en Andalousie. En 2018, l’effectif était remonté à 839 animaux. Parmi les animaux recensés en 2018, seules 14 femelles étaient confirmées comme étant de race pure.