
Carte d’identité
- Espèce
- Âne domestique
- Origine
- Corse
- Robe
- Grise ou noire
- Caractère
- Intelligent et affectueux
Une présence ancienne sur l’île
Sa présence en Corse remonterait à l’époque romaine. Avant la mécanisation des transports et de l’agriculture dans les années 1930, la Corse comptait plus de 20 000 ânes. Des croisements destinés à augmenter son gabarit ont fait intervenir des ânes catalans d’Espagne, des ânes de France continentale et des Martina Franca des Pouilles, en Italie. Ces croisements ont donné naissance à un type noir plus grand, mesurant de 120 à 130 cm.
Un petit gabarit et des marques visibles
L’âne indigène de Corse mesure environ 98 cm au garrot. Sa robe porte une croix nettement dessinée. Des zébrures marquent également ses pattes.
Des associations à la reconnaissance
Les associations A Runcata et Isul’âne ont été créées pour protéger la race. Les premières démarches en vue de sa reconnaissance officielle ont commencé en 2010. La reconnaissance de l’Âne corse comme race a été obtenue en 2020. Un livre généalogique a été établi en 2020. A Runcata a engagé un recensement des animaux et la définition des standards pour accompagner la reconnaissance et la valorisation de la race.
Des effectifs suivis et une sauvegarde fragile
En 2024, la population totale était estimée entre 1 500 et 2 000 animaux. Dans l’estimation de 2024, vous trouvez 50 ânesses reproductrices et 10 ânes mâles. En 2007, la FAO ne répertoriait pas de statut de conservation pour cette race. La fondation SAVE la classait dans la catégorie « critique » en 2008. En 2025, la base DAD-IS la répertoriait avec le statut « à risque/critique ».