
Carte d’identité
- Origine
- Rhénanie-Palatinat, Allemagne
- Taille
- 1,52 m à 1,62 m
- Poids
- 700 à 800 kg, jusqu’à 1 000 kg
- Longévité
- Environ 25 ans
Une histoire liée aux échanges entre régions
Une coopérative d’élevage a été fondée en 1896. Le registre généalogique, ou stud-book, a ouvert en 1906 et admettait déjà de nombreux croisements. La création du registre reposait sur des importations d’Ardennais venus d’Alsace et de Lorraine, avec une contribution plus limitée de chevaux bavarois. La motorisation de l’agriculture a mené la race au bord de l’extinction dans les années 1970. Le Pfalz-ardenner n’a été considéré comme une race indépendante qu’à partir des années 2010.
Une petite tête et un corps de cheval de trait
Sa tête est plutôt petite, avec un front large et des oreilles courtes. Son poitrail est large et sa croupe présente une musculature développée. Le modèle recherché comporte un corps d’épaisseur moyenne pour un cheval de trait et un passage de sangle profond. Des pieds durs font partie des caractéristiques attendues. Toutes les robes sont admises, mais les sources diffèrent sur le rouan : le guide Delachaux le cite parmi les robes courantes avec le bai, l’alezan, le noir et le gris, tandis que le stud-book de 2015 ne le mentionne pas parmi les robes rencontrées.
Une sélection sur le caractère et le travail
La sélection du caractère favorise la douceur, l’équilibre et l’aptitude aux activités de loisir. Les chevaux doivent pouvoir travailler aux trois allures et passent notamment des tests de traction. Depuis 2008, les croisements sont officiellement admis avec l’Ardennais, le Breton, le Comtois, le Trait allemand du Sud, le Trait de Rhénanie et l’Ardennais suédois, sous réserve d’un autre parent Pfalz-ardenner enregistré, du respect des objectifs d’élevage et de l’inscription du cheval dans le registre de sa propre race. Les étalons comme les juments peuvent être approuvés pour la reproduction à partir de trois ans, après évaluation. Le nom des chevaux de la race comporte un suffixe qui correspond à leur élevage d’origine.
Des effectifs faibles et une préservation organisée
En 2015, le registre recensait 25 chevaux, répartis entre 22 juments et 3 étalons. En incluant les chevaux croisés, la population reproductrice du berceau d’élevage atteignait environ 60 juments et 8 étalons en 2015. L’étude de l’université d’Uppsala publiée pour la FAO en 2010 classait le Pfalz-ardenner parmi les races locales européennes en danger critique d’extinction. La race figure sur la liste rouge allemande des races animales indigènes menacées d’extinction. Depuis les années 2010, quelques éleveurs de Rhénanie-Palatinat-Sarre se consacrent à sa préservation.