
Carte d’identité
- Espèce
- Cheval de trait
- Origine
- Lituanie
- Robe
- Souvent alezan ou bai ; aussi noir, gris ou rouan
- Caractère
- Tranquille
Une race formée à partir du Žemaitukas
La formation de la race remonte à la fin du XIX siècle. Dès 1879, le Žemaitukas local est croisé avec des chevaux Arabe, Ardennais, Brabançon et Shire. Au début du XX siècle, les croisements continuent et font notamment intervenir le Percheron. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Ardennais suédois entre également dans ces croisements. Le registre généalogique ouvre en 1951, avant la reconnaissance officielle de la race en 1963. Les fermes collectives de Nyamun, Sudav et Zhagar ont historiquement élevé le Trait lituanien.
Une tête large et des membres courts
Sa tête volumineuse présente un profil droit et de longues oreilles. L’encolure associe une faible longueur à une musculature développée. Le dos s’étire en longueur et peut être légèrement creusé. Les reins sont larges et plats, tandis que la croupe est longue, large et arrondie, avec une musculature développée. Des membres courts et robustes se terminent par des sabots larges. La crinière comme la queue portent des crins abondants.
Les mesures varient.
DAD-IS et le guide Delachaux donnent une taille de 1,55 m à 1,60 m, avec des moyennes de 1,57 m pour les juments et de 1,60 m pour les mâles, et un poids de 645 à 700 kg. CAB International retient une taille de 1,52 m à 1,62 m et un poids moyen de 700 kg. Des sources plus anciennes de l’université de l’Oklahoma indiquent un poids de 850 à 920 kg pour les étalons.
D’une large diffusion à la sauvegarde
L’année suivant sa reconnaissance officielle, la race comptait 62 000 têtes et était la plus répandue parmi les races équines en Lituanie. L’étude de l’Université d’Uppsala publiée en août 2010 pour la FAO la décrivait comme une race locale européenne menacée d’extinction et bénéficiant de mesures de protection. DAD-IS ne précise pas le niveau de menace, mais son dernier recensement disponible, daté de 2003, rapporte moins de 1 000 individus et la mise en place d’un programme de conservation in situ. Selon le guide Delachaux, les effectifs diminuent rapidement et certaines lignées ont déjà disparu. Le guide Delachaux estime à moins de 700 le nombre de chevaux restants en 2016.