
Carte d’identité
- Origine
- Béarn
- Aptitude
- Production laitière
- Taille
- Grande
- Robe
- Toison blanche
- Diffusion
- Locale
Des types de vallée à une race reconnue
L’histoire ancienne de la race réunit plusieurs types locaux associés aux vallées. La fusion des races basque et béarnaise, proches génétiquement, a donné naissance à la Basco-béarnaise, reconnue officiellement dans les années 1930. Son registre généalogique a ouvert en 1975, en même temps que la mise en place du schéma de sélection.
Une silhouette et une toison caractéristiques
La tête et les membres présentent par endroits une pigmentation froment roux. La brebis mesure 75 cm au garrot et pèse 55 kg. Le bélier atteint 90 cm au garrot pour un poids de 80 kg. Sa toison semi-ouverte, assez grossière, comporte des mèches aux brins de longueurs inégales et laisse les membres découverts. Ses proportions vont de moyennement allongées à allongées, avec une ossature caractéristique d’une race laitière rustique.
Du lait pour les fromages pyrénéens
La production moyenne atteint 180 litres de lait sur 145 jours de lactation. Le lait présente un taux de matières grasses de 7,42 % et un taux protéique de 5,39 %. Le lait de la Basco-béarnaise, avec celui de la Manech, entre dans la fabrication de l’Ossau-Iraty, une tomme de brebis des Pyrénées bénéficiant de l’AOC. Une partie du lait est récoltée en estive et transformée sur place dans des fromageries artisanales. Sa laine, de qualité très moyenne, occupe une place très marginale dans l’économie de l’élevage.
Entre plaines et estives
Dans les Pyrénées-Atlantiques, la race est élevée dans les Pyrénées béarnaises et en Haute-Soule, au Pays basque français. Elle a longtemps suivi une transhumance entre la plaine girondine en hiver et les estives pyrénéennes en été. Sa couverture de laine suffit à lui permettre de vivre entièrement en plein air, en altitude, pendant l’été.
Les effectifs recensés en 2005
En 2005, la population de Basco-béarnaises était estimée à environ 115 000 animaux. Les chiffres de 2005 comptaient 76 000 brebis, dont 21 000 inscrites au registre généalogique. En 2005, la race comptait aussi 1 900 béliers, dont 5 % étaient utilisés pour la reproduction par insémination artificielle.